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28/05/2008

Quoi de neuf à Arcachon pour nos amis les chats ?

Dans les 200 congressistes en ce long week-end pas franchement estival, encore que le soleil ait tenté quelques apparitions. Mais comme disait une bonne amie à moi : "A quoi bon le soleil puisque vous êtes enfermés toute la journée ? " Certes. Mais il y a aussi les soirées !

Les temps changent, les dénominations aussi. On ne parle plus de syndrome urologique félin, mais d’affection du bas appareil félin (ABAU), qui ne nécessite aucun traitement antibiotique contrairement à l’usage répandu (avec toutefois un léger bémol en cas de sondage)

Lorsqu’elles sont non obstructives, ces affections régressent en général en une semaine avec ou sans traitement, mais les modifications environnementales devront être contrôlées (Multimodal Environnemental Modification).

Petite parenthèse. Je suis persuadé que nous ne sommes pas au bout de nos découvertes sur les affections félines liées à l’environnement. On sait que les pathologies des reptiles en vivarium, ou des oiseaux de volière sont souvent causées par un environnement et/ou une alimentation inadaptées. Obésité et ABAU sont rarement rencontrés chez les chats d’extérieur. Qu’allons nous observer au bout de plusieurs générations de félins qui n’auront jamais rencontré la moindre souris de leur vie ?

Si les antibiotiques sont loin d’être systématiques lors d’affections urinaires chez le chat, la mode actuelle serait plutôt contre l’emploi (autrefois systématique !) des corticoïdes lors d’états de choc. Exit les doses massives, et onéreuses, de methyl-prednisolone (LE corticoïde de l’état de choc). Oxygène/ventilation, perfusion et analgésie sont maintenant les trois mamelles de l’urgentiste accompli.

La lutte contre la douleur devient un leitmotiv omniprésent dans la médecine vétérinaire. Traumatologie, arthrologie, et anesthésiologie, autant de domaines ou l’analgésie devient une priorité.

La mesure de la tension artérielle tend à se généraliser malgré le coût du matériel et les méthodes oscillométriques semblent être les plus pratiques. Chez les chats insuffisants rénaux chroniques, il semble admis que parmi les facteurs de pronostic, la qualité du suivi (tant par le vétérinaire que par les propriétaires) influence beaucoup sur l’espérance de vie : de quelques mois à 2 ans. Les variations de la protéinurie et de la tension artérielle donneront en outre une meilleure image de l’évolution probable.

Bien sûr diète et IECA restent d’actualité, même s’ils ne suffisent pas toujours. Mais un aliment adapté, dès lors que le chat l’accepte, est prépondérant sur l’espérance de vie.

Depuis la sortie d’anti-inflammatoires appréciés par les minous, les cliniciens semblent s’intéresser de près à l’arthrose du chat. N’oublions pas que contrairement à l’humain et au chien, un chat arthrosique ne boitera pas. Il ne devient pas non plus fainéant ou dépressif, il a simplement mal et se déplace moins

A propos de vieillesse, signalons que chez le chat en bonne santé, l’âge n’est pas un facteur de risque anesthésique (contrairement au chien). Il n’y a donc aucune raison de ne pas opérer ce qui est opérable sous prétexte qu’il y a un risque. Et quitte à opérer, préférer des fils de suture cutanée les plus petits possible (dec 1.5)

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