22/01/2009

La morphine rend-elle fou ?

La morphine entre progressivement dans l'arsenal thérapeutique vétérinaire. Son faible coût, sa relative inocuité, ses effets plus que bénéfiques en font l'antalgique majeur. On lira avec intérêt cet article concernant la "Place des morphiniques dans la période péri-opératoire", de J.Y Deschamps (chef de service des Urgences de l'Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes).

Les difficultés pour s'en procurer (légalement !) sont minimes et permettent d'apporter un peu de confort dans un monde de brutes.

De nombreuses publications expliquent son maniement et les diverses possibilités d'associations avec des anesthésiques.

Un frein à l'emploi de cette molécule chez le chat fut la description en des temps reculés (le siècle dernier !) d'une folie morphinique. Pour résumer : on avait injecté 200 fois la dose thérapeutique usuelle à des chats qui ne souffraient en rien du tout. Cette folie morphinique a été battue en brêche depuis longtemps et il est possible de l'employer dans des interventions chirurgicales.

D'autres molécules dites morphiniques existent et peuvent se substituer à la morphine.

Il est dommage que pour vanter l'une d'elles (la buprénorphine), un laboratoire remette au gout du jour cette vieille croyance concernant les effets secondaires de la morphine sur les chats.
Il est également dommage qu'une revue professionnelle, traitant de "l'actualité vétérinaire autrement" s'en fasse l'écho dans son numéro 122.

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Commentaires

Bonsoir,
Je tenais à vous féliciter pour ce site que je trouve très intéressant..on ressent ici l'amour pour les animaux et je ne peux que m'en réjouir.
Bonne continuation et merci pour toutes ces informations utiles. Bien à vous et bon week end

Ecrit par : Martine | 23/01/2009

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