28/03/2008

Le pentobarbital

Il s'agit d'un des produits utilisé en France par des vétérinaires pour euthanasier les chiens et les chats. A faible dose, ses effets anesthésiques sont bien connus. Mais 5 ml en intra-veineuse suffisent pour soulager les dernières souffrances d'un chat, 10 à 20 pour un chien, 100 à 200 pour un cheval. C'est la seule formulation de ce produit distribué en France. Employé comme sédatif, il existait le Nembutal à destination humaine, qui a été retiré de la vente. A l'étranger , on trouve toujours du pentobarbital dans des médicaments humains (actifs par voie orale). Et cette molécule est utilisée en Belgique et en Suisse pour l'aide au suicide assisté.

Certes, on ne trouve pas habituellement une telle substance dans les étagères d'une pharmacie. Mais rien n'empêche une officine de se procurer du pentobarbital sous sa forme vétérinaire. Cela serait bien la première fois qu'une pharmacie ne puisse pas obtenir un produit soumis au Code de la Santé Publique. Je ne dis pas qu'une pharmacie en délivre, je dis qu'elle peut s'en procurer.

La profession vétérinaire étant aussi réglementée que la profession de pharmacien, et tout aussi respectueuse des lois, il est bien évident qu'un vétérinaire ne peut pas non plus en délivrer.

Je tenais à préciser ces données suite aux déclarations récentes du procureur de la république de Dijon dans l'affaire Chantal Sébire.

20/03/2008

Les honoraires du vétérinaire

En cette époque post attaliesque, et vu les requêtes fréquentes concernant les  honoraires du véto, voici une fiche établie par le Conseil Supérieur de l'Ordre des Vétérinaires.

Pour résumer : lorsqu'un client verse 100€ à un vétérinaire, celui-ci dégage un bénéfice avant impôt sur le revenu de 22.3€.

La moyenne des revenus d'un vétérinaire libéral (encore qu'il faille bien comprendre ce que recouvre ce chiffre....) oscille autour de 50 000€. Certes, c'est au dessus de la moyenne des revenus nationaux, mais à peine au dessus des kinés et loin derrière les médecins, pour environ 50 heures de présence par semaine.

06/03/2008

Cornell University : College of Veterinary Medecine

 

Cornell est vraisemblablement LA grosse université de renommée mondiale.

Quelques vidéos pratiques sont disponibles sur leur site. Pour les félinophiles anglophones, mais les images parlent d'elles-même , comme on dit !

- Soigner un chat diabétique

- Donner un comprimé à un chat

- Faire avaler un liquide à un chat

- Couper les griffes d'un chat

- Prendre la température d'un chat

- Brosser les dents d'un chat

29/09/2007

Identification

Saluons l'action conjointe de la Société Centrale Canine, du Ministère de l'Agriculture et du Syndicat National des Vétérinaires d'Exercice Libéral : "J'identifie mon animal".

Si le site résume correctement la situation concernant l'implantation des puces électroniques et le tatouage, notons toutefois que la vaccination anti-rabique n'est pas obligatoire lors de l'achat d'un chien ou d'un chat.
Mais je peux me tromper, les lois évoluent vite !

02/09/2007

Plus jamais ça !

Combien d’actes ignominieux ont-ils été les révélateurs de situations impensables et que nos législateurs ont décidé de poursuivre à coups de lois, décrets, arrêtés, et directives ? Que de lois votées vainement sur l’autel du Plus Jamais Ca !

La classification des chiens en 1ère ou en 2ème catégorie en est un des nombreux exemples. Les pitbulls de combats de banlieue de ta mère ont été inlassablement traqués par les Brigades Anti-Criminalités. Des lois ont même été pondues mettant en cause des races à la dénomination imprécise. Du coup, les détenteurs de pitts affirment haut et fort que leur chien marron et blanc est un colley croisé avec un boxer. Ce qui est sans doute la raison d’une des dernières déclarations de Madame Alliot-Marie : ne pas croiser les labradors avec les boxers. Sans préciser si l’issue d’une telle portée serait agressive à cause du labrador ou du boxer. Mais bon.

La loi de 1999 allait mettre fin à toutes ces agressions canines. Ouf. Sauvés.
Sauf que…
Les accidents se reproduisent, la foule s’émeut et les médias en font leurs choux gras, se gargarisant de mots et d’images chocs. Et une classe dirigeante politique exploite la détresse des familles de victimes pour bousculer le bon sens et prendre des décisions arbitraires, oubliant qu’un chien est fatalement, tout du moins en France, la propriété de quelqu’un. Et de s’atteler à définir une dangerosité en fonction du faciès.

Avant d’entamer de nouvelles lois, j’aimerais comprendre pourquoi il est toujours fréquent de voir circuler des chiens sous le coup de celle de janvier 1999 sans laisse et sans muselière ? Comment des personnes, qui ne semblent pas s’habiller avec de larges vestes kaki-dreadlocks-pantalons camouflage urbain(le tout orné de quelques piercing), trouvent le moyen d’acquérir un animal qui n’est plus censé exister puisque tous les individus de sa lignée morphologique sont supposés avoir été stérilisés depuis au moins 6 ans ?

Ne soyons pas dupes, de nouvelles lois ne changeront rien du tout. Elles augmenteront un trafic de chiens avec toute la délinquance qui l’accompagne.

Je propose, moi-même personnellement, aux actuels et futurs propriétaires de Rott, Pitt et Amstaff de tout poil :
- de ne jamais mettre leur animal en garde chez des voisins où des amis.
- de museler systématiquement pour le moindre trajet. D’une part c’est la loi, et en tant que véto j’en ai un peu assez d’entendre que : « … ben, oui mais il ne sort jamais et puis il n’a pas l’habitude. Et on s’était dit que pour aller de la voiture à votre cabinet… »
- de ne pas posséder (sauf éleveur ou professionnel de la sécurité) plus d’un chien de ce type
- de ne pas acquérir un tel chien lorsqu’il s’agit de la première fois. Leur préférer des chiens de moins de 25 kg non soumis à l’actuelle législation. Avoir vécu avec les chiens de sa famille est une chose. Mais, arrivé à l’âge adulte, prendre la responsabilité de 25 à 50 kg de sacs d’embrouilles armés de crocs comme ça, ce n’est pas raisonnable.
- De ne jamais posséder un de ces chiens lorsqu’on a un enfant.
- De ne jamais laisser des enfants de moins de 15 ans (j'aurais pu dire 16 !) avec ces chiens.

Je propose en outre au législateur d’engager la responsabilité du vendeur de chiens (professionnel ou pas) lorsqu’un accident mortel endeuille une famille. Des garanties sérieuses devraient être présentées lors de l’achat. La fréquentation d’un club d’éducation canine devrait être obligatoire pendant un an après l’acquisition.

Reste à aborder l'évolution d'un monde où, surprotégés, inondés d'images virtuelles, sécurisés par des mamans politiques, nous finissons par oublier qu'un chien, quelle que soit sa taille et sa race, est un animal qui a des dents.

Je déclare la séance levée.

02/07/2007

Les antiparasitaires : ceux des chiens et ceux des chats

L’Afssa rappelle que les médicaments antiparasitaires pour chiens ne doivent pas être appliqués aux chats : Point d’actualité du 18 juin

Et pourtant, malgré des indications claires sur des emballages, malgré des avertissements sur la notice, des produits destinés uniquement au chien sont toujours appliqués sur des chats.

Et pourtant... on m'a demandé récemment pourquoi de tels médicaments toxiques étaient en vente libre...

J'ai été tenté de répondre que la voiture causaient plus de 6000 morts par an et qu'on en vendait tous les jours.

Mais bon.

05/03/2007

La revue de l'Ordre des Vétérinaires

Quoi de neuf ? Petit survol très impartial.

La réunion du CSO du 12 décembre 2006 a abordé (entre autres) :
- les activités annexes en rapport avec l’exercice de la médecine vétérinaire.
La délivrance d’aliments physiologiques fait partie intégrante de cet exercice.
La délivrance des médicaments est autorisée « au comptoir » dès lors que les animaux concernés ont reçu des soins par le cabinet ou la clinique, ou qu’ils sont sous surveillance sanitaire. Le vétérinaire n’a pas le droit de tenir officine ouverte.
Nous ne pouvons qu’attirer l’attention des propriétaires d’animaux en vacances : un vétérinaire n’a pas le droit de délivrer de médicament sans avoir consulté l’animal. Un cabinet ou une clinique vétérinaire n’est pas un centre d’approvisionnement en médicaments. Même si cette contrainte peut sembler… contraignante, la consultation nécessaire à toute prescription est un gage de qualité concernant la conscience professionnelle du vétérinaire.
Reste maintenant à vérifier que le vétérinaire soucieux du respect de la loi n’est pas lésé par un pharmacien qui délivrerait un médicament vétérinaire soumis à prescription sans présentation d’une ordonnance.

- la radioprotection
J’avais écrit : "Les exigences légales drastiques concernant l'usage d'appareil de radiologie va entraîner une facturation de +30 à 50% pour la réalisation des clichés. En voie de conséquence il y a fort à parier que l'équipement radiologique sera de plus en plus rare dans un cabinet vétérinaire..." Bonne nouvelle : l’Ordre (le Conseil Supérieur de l’Ordre plus exactement) est conscient que le risque d’une perte du « maillage radiologique » est réel.

Quelques exemples croustillants d’affaires ordinales sont étudiés.
Un client ayant porté plainte contre un vétérinaire de garde pour défaut de diagnostic (la plainte a été déboutée) lui a également reproché de ne pas avoir l’air réveillé au petit matin. Si si !!!
Signalons ces clients sympathiques portant plainte contre un vétérinaire qui a osé demander une participation financière pour les soins réalisés sur un chat trouvé sur la voie publique par lesdits clients.
Enfin, et à juste titre, un confrère a été condamné pour avoir rendu un animal anesthésié avant son réveil. L’estimation du degré du réveil peut parfois être très subjectif. Mais un animal endormi doit rester sous la surveillance d’un professionnel. Malgré le désir d’un propriétaire de chien (ou de chat) de retrouver au plus vite son compagnon après une intervention chirurgicale, ce dernier devrait refuser de ramener chez lui l’animal non « vigile (comme on dit !)

L’interdiction de fumer dans un cabinet/clinique vétérinaire. Deux notions.
1) Une clinique ou un hôpital vétérinaire, par définition, emploie du personnel. Un cabinet pas nécessairement. Mais dès lors qu’un salarié travaille dans uns structure vétérinaire, la signalisation doit être affichée.
2) La salle d’attente de toute structure vétérinaire n’est pas un lieu destiné à la libre circulation du public mais bien un local professionnel à usage privé affecté à l’exercice d’une profession libérale (selon le Ministère de l’Intérieur). L’affichage dans une salle d’attente n’est donc pas obligatoire si le vétérinaire n’a pas d’employé.

Enfin, l’Ordre des Vétérinaires communique actuellement sur son image de marque et de gros efforts semblent être réalisés sur cette statue symbolique possédant une balance dans une main et un glaive de l’autre.

20/12/2006

La continuité de soin

"La continuité des soins au sens strict pour le code de déontologie est le suivi des animaux confiés au vétérinaire traitant par les propriétaires et éleveurs. Néanmoins dans les devoirs fondamentaux, le vétérinaire doit aussi répondre à tout appel correspondant à une urgence. En conséquence, la continuité des soins au sens large, correspond à la possibilité pour tout propriétaire ou éleveur de pouvoir joindre soit le vétérinaire traitant, soit un de ses associés, soit un de ses salariés, soit de pouvoir obtenir avec certitude les coordonnées d’un vétérinaire qui puisse pallier à toute urgence."

La grande enquête concernant l'obligation pour tout vétérinaire d'être joignable (corvéable) est enfin parue grâce à Veto-Entraide

Si notre société change radicalement depuis plusieurs années, certains textes de loi deviennent obsolètes et ne sont plus adaptés à une réalité de terrain.
Sur 10 appels reçus lors d'une garde (ou astreinte selon les circonstances), seulement 3 à 4 relèvent d'une urgence relative servant uniquement à rassurer le propriétaire de l'animal; et 1 seul appel est une réelle urgence qui faute de soin, peut aboutir au décès de l'animal.

Les autres cas ? (exemples réels de coups de téléphones reçus un dimanche de garde - anecdotes citées par différents confrères -)
Vaccination en urgence : "Ben oui, on part en vacance demain matin très tôt et on a besoin du certificat de vaccination anti-rabique"
Défaut d'approvisionnement : "Oups, c'est bêta, on n'a plus de croquette ! On peut venir en chercher ?"
Soucis de propreté : "C'est pas que le chien soit dérangé par sa diarrhée, mais c'est que ça salit drôlement notre tapis..."
Prise de rendez-vous : "Je ne pensais pas que vous étiez ouvert.. Ah bon, vous êtes seulement de garde ? Bon, dans ce cas je peux prendre un rendez-vous pour demain ?"
Toux aigüe (appel à minuit) : "... on voulait seulement savoir si c'était grave... on ne voulait pas forcemment venir en consultation. Sinon, si ça s'améliore pas d'ici quelques heures, on vous rappelle."
Chien trouvé par des pompiers (nuit) : "Excusez nous de vous déranger, mais on dirait qu'il a une griffe de cassée. On voudrait que vous y jetiez un coup d'oeil avant qu'on le mette à la fourrière"

Ne dites pas à ma mère que je suis véto, elle croit que je suis dealer

Au risque de décevoir les défenseurs de la cause animale, il n'y a aura bientôt plus de vétérinaires praticiens en France. Si cette profession attire toujours de nombreux jeunes (voire très jeunes), cet engouement est loin d'être partagé par nos hommes politiques.
Au vu du coût de la formation d'un vétérinaire dans une des quatre écoles nationale, il n'y aura bientôt plus d'argent pour assurer leur formation. Non pas à cause d'une absence d'espèces sonnantes et trébuchantes, mais bien à cause de la sacro-sainte rentabilité. Les comptes sont vite faits. Quel serait l'intérêt de financer une profession qui se féminise à quasiment 80% (et il est bien connu que la femme vétérinaire arrête de travailler dès qu'elle est mariée…) et dont le but est de soigner des chiens chiens à sa mémère ?
Le budget autrefois investi permettait un juste retour des compétences : les premiers vétérinaires furent créés afin de soigner les chevaux de nos valeureux dragons. L'équivalent actuel est le mécanicien. Lorsque ce bel animal (le cheval, pas le mécano !) devint un simple objet de parade militaire sur les Champs Elysées, l'Etat continua à utiliser les vétos durement sélectionnés afin d'assumer les actions sanitaires régies par la loi. Derrière chaque fièvre aphteuse, peste équine ou rage vulpine, se cache encore un véto.

Mais le désengagement est déjà irréversiblement entamé. Citons pêle-mêle.
L'Ecole Vétérinaire de Maisons Alfort tombe en ruine et rien ne semble présager d'une nouvelle construction digne de ce nom. Si une solution existe, il faudra regarder vers le secteur privé.
La récente réforme du cursus professionnel est la risée de nos confrères européens malgré les trois dernières tentatives de refonte.
La désertification de nos campagnes, associée à une notion de continuité de soins, rend l'exercice en milieu rural quasi impossible. A moins d'envisager une retraite prématurée.
Les contraintes apportées à l'exercice quotidien deviennent un réel casse-tête que de nombreux vétérinaires ne sont pas en mesure de résoudre. Ils préfèrent simplement s'orienter vers d'autres secteurs ou carrément abandonner leur métier (prof d'Aïkido, sculpteur, restaurateur, romancier...)
Récemment, la crise de la Grippe Aviaire a mis en évidence le manque d'estime de nos dirigeants pour une profession pourtant entièrement dévouée à la cause animale et qui s'est transformée en faire valoir électoral. Du coup, l'action des vétérinaires sanitaires en cas de foyer grippal relevait du bénévolat. Et si l'équipement du moindre pompier venu récupérer le cadavre d'un cygne mort de vieillesse était digne de Star Wars, celui des vétérinaires sanitaires leur fut envoyé que 6 à 12 mois plus tard par leur autorité de tutelle.

Affligeant constat qui hélas annonce une pente glissante savonneuse.
Fierté de nos hautes instances, le fameux maillage des vétérinaires sanitaires va devenir en fait une vraie passoire faute de moyen humains et financiers. Le plus petit Poxvirus va transformer nos étables en pétaudière.
Les exigences légales drastiques concernant l'usage d'appareil de radiologie va entraîner une facturation de +30 à 50% pour la réalisation des clichés. En voie de conséquence il y a fort à parier que l'équipement radiologique sera de plus en plus rare dans un cabinet vétérinaire.
D'un point de vue pratique, le même type de législation interdit actuellement les traitements anti-cancéreux sur les animaux.
Et ne soyons pas dupes : les mises aux normes associées aux contrôles de rigueur ne sont pas gratuites et permettent de financer des organismes dépendant directement des ministères. Oui, cela s'appelle une taxe.
Les pressions fiscales, ainsi que les exigences du code du travail, ne vont certes pas favoriser la fuite des vétos en Suisse, mais plutôt un regroupement des matières grises dans de grosses structures rentables dans des agglomérations de plus de 10 000 habitants. En deça ? Le désert. Il faudra parcourir au moins 20 à 30 kilomètres avant de trouver un vétérinaire de garde (ou d'astreinte, mais c'est un autre débat !) qui de toute façon va vous demander vos garanties bancaires avant d'intervenir (prévoir la carte bancaire).
Face à des textes de loi de plus en plus touffus, le véto devra passer plus de temps à les comprendre et à les appliquer qu'à se perfectionner sur l'implication de l'hyperkaliémie dans les bradycardies ou sur les dernières avancées thérapeutiques de l'atopie canine.

Le propriétaire d'un animal aura finalement devant lui un juriste émérite mais un bien piètre biologiste. Le médecin des animaux devient progressivement un technocrate, forcé et contraint.

Toi, le jeune qui veut soigner des zanimaux, prépare déjà ton doctorat en droit ou un master en marketing. Sinon envisage une profession qui entre dans une des deux catégories suivantes, le summum étant celle qui appartient aux deux :
- Les professions légalement incontournables (liste non limitative) : notaire, banquier, huissier, assureur, avocat (ou juge, mais évite la force publique où tu risques de recevoir des mauvais coups).
- Les professions socialement protégées pouvant profiter des 35h et des RTT (la liste serait trop longue pour la citer ici !).

15/10/2006

Radioprotection vétérinaire

J'étais l'un des 30 heureux participants à la formation en radioprotection à Nantes le 12 et 13 octobre 2006. Bien sûr, mon dossier fait parti des 10% de dossiers non reçus par l'organisme de formation. En soi, pas gênant, sauf que celui-ci contient (devrais-je dire contenait ?) les papiers pour la FIF-PL qui rembourse partiellement ladite formation. Autant dire que je ne suis pas content.
Les deux jours se sont déroulés dans un hôtel Mercure ***. Je reste persuadé que si l'ENVN nous avait accueilli, le coût aurait été moindre. Mais là n'est pas le propos.

Cette formation est "obligatoire" car à l'issue de celle-ci, il y a un examen (si si : un examen !) qui permettra d'obtenir un beau diplôme de Personne Compétente en Radioprotection (PCR pour les intimes), qui lui même autorise la détention et l'utilisation d'un générateur de rayons X. Je résume un peu, mais c'est le principe.

Dès le départ la couleur est donnée : jusqu'à 1 an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende en cas de non respect de la législation. Ca donne à réfléchir surtout qu'en cas de réel problème (pathologie potentiellement induite par les rayonnements, avec raison ou pas) c'est également le fisc, l'URSSAF, et l'inspection dui travail qui s'engouffrent dans la brêche !!!

Pour l'instant j'ai retenu les aspects concrets suivants facilement réalisables à minima et prouvant votre bonne foi auprès de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (et surtout votre moutonification aussi) qui viendra inspecter les installations qui ne seront pas encore en conformité :
- mise en place d'un coup de poing dans la salle de radiologie.
- la lumière rouge au dessus de la porte lorsque l'appareil est sous tension.
- gants et tabliers (et accessoirement protège thyroïde et lunettes)
- faire porter ces protections par toute personne étant dans l'enceinte surveillée lors de la réalisation des clichés
- dosimètres procurés par l'IRSN
- le fameux trèfle BLEU (défini la salle comme une enceinte surveillée)
- Interdire l'accès de la salle aux femmes enceintes et aux mineurs lors de l'émission de rayons X.

Concrêtement si nos appareils modernes de radiologie sont tous des bombes à retardement, le risque que celle-ci explose est quasiment nul.

Dernière application pratique, et qui hélas va bien sûr se retourner contre les propriétaires d'animaux : le surcoût des honoraires. Une étude comptable à montré qu'en dessous de 30€, la facturation n'est pas rentable. Un sondage dans la salle le 12 octobre a montré que 50 à 75% des vétérinaires facturaient moins de 30€ le cliché.

En Angleterre, les animaux radiographiés sont systématiquement anesthésiés afin que personne ne soit dans la salle lors de l'émission des rayonnements.
Le rôle du vétérinaire PCR est de conseiller cette pratique (voire même de la recommander), le rôle du vétérinaire chef d'entreprise est de rendre cette mesure obligatoire s'il ne désire pas avoir d'ennui, et celui du vétérinaire vétérinaire (deux fois !) est de s'assurer que l'anesthésie est réalisable en respectant les règles usuelles scientifiques et ordinales (consentement éclairé).

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