25/12/2009

Noël

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26/11/2009

Picsou devient vétérinaire

Lorsque j'ai commencé mes études, j'avais déjà ingurgité la série des James Herriot, véto sympathique évoquant ses souvenirs de pratique rurale avant la guerre (celle de 1939-1945, pas celle du Golfe...). Depuis, le monde a changé. La science a évolué, la mondialisation a pointé le bout de son nez et la Directive Service a fait son apparition, à la manière du flic qui, arme au poing, donne un coup de pied dans la porte avant de crier "Police !".

Hélas, ou tant mieux. Difficile de dire.

Le véto moderne est devenu un homme d'affaire. Pardon : un affairiste. Rien à voir avec le bon gestionnaire d'une entreprise familiale développant son patrimoine. Association financière camouflée derrières les lois de 1901, regroupement d'intérêts au travers de SELARL, création de SCI, tout est bon pour les requins qui s'endorment le soir en révisant les statuts de leurs sociétés immobilières ou en rêvant d'absorption de clientèle.  Pendant que certains d'entre nous surveillent une perf', ou étudient Bach.

Une recherche sur société.com apporte parfois des surprises quant à l'idéal professionnel de certains confrères.

James, come back.They are becoming mad.

25/11/2009

Rumeurs et luttes d'intérêts

On lit parfois des choses bizarres sur le net au sujet de la profession vétérinaire. A la limite du hoax, de la diffamation et de la désinformation.

Blogs, sites, forums y vont de leurs ritournelles. La plupart du temps, des affirmations de lois biologiques invérifiables assènent des contre vérités à l'effet redoutable. Si on y instille en outre des théories du complot, il est facile d'imaginer le doute que cela peut générer inutilement. En outre, il se profile en arrière plan des luttes anti-lobbies, toujours profitables sur un plan de communication.  Enfin, d'une exception scientifique il en est parfois fait une généralité.

En analysant tous ces propos, on se rend compte que la date de ceux-ci n'est pas forcemment récente, et que parfois (même si le texte est en  - mauvais - français) il s'agit de notions n'ayant aucun rapport avec la profession telle qu'elle se pratique en France. En outre, deux tendances s'opposent : celles de la croyance et celle de la science. Autant dire que le dialogue n'est pas facile entre les deux.

Alors, de quoi s'agit-il ?

Evoquons la piste vétérinaire pour se procurer la drogue du violeur. Les vétos, plaque tournante du traffic de blanches en tous genres...

Citons les chaines de solidarité concernant le sauvetage de chiots (labradors, bien sûr, car qui pleurerait sur des chiots pitbull ?) sevrés qu'un vétérinaire serait sur le point d'euthanasier avec un plaisir sadique dans l'arrière cour d'une ferme.

Et puis en vrac : chirurgies conduites avec des anesthésies insufisamment profondes, retrait de griffes et de cordes vocales (interdit en France), devenir incertain des animaux de compagnie décédés (recyclés dans de l'alimentation pour chien... yes !), copinage éhonté avec des laboratoires pharmaceutiques (dont on se doute bien, sans qu'on nous le dise, que leur politique commerciale est intimement liée à leur résultat financier). Le tout confirmé par le Dr X, spécialiste soit disant indépendant.

Une des causes défendues par des personnes dont on se demande quelle est leur réelle motivation derrière leur amour immodéré des animaux, est l'opportunité de la vaccination. Et en pleine mégalomanie étatique pro vaccination grippe A, cela prend encore plus de relief lorsqu'on tombe sur des propos imputant aux vaccins tous les maux possibles et imaginaires. Boiterie, anorexie, voire décès jusqu'à 1 mois plus tard ? Pas de problème, c'est de la faute au vaccin et au véto, bras armé de trusts pharmaceutiques surpuissants. Quant aux cancers à  la chaîne, aux troubles immunitaires... oui, oui, c'est de la faute au vaccin. Ah, le fameux fibrosarcome du chat (rencontré aussi sur des animaux jamais vaccinés)... le vaccin, vous dis-je.

Au bout du compte, le véto n'est que l'exécutant de dérives sociales : lutte contre l'obésité dûe à une alimentation artificielle, stérilisation de carnivores qui n'ont rien demandé à personne, médicalisations de chiens anxieux dégradant l'appartement car laissés seuls toute la journée dans 20m2...

On comprendra aisemment derrière toutes ces lignes (allez, un p'tit tour sur Google !) qu'un véto n'aime pas les animaux.

Parfois, ce sont les humains que je n'aime pas.

12/10/2009

A quoi sert un vétérinaire ?

Je me demandais récemment si la poste servait à quelque chose.

J'en suis hélas à me poser la même question au sujet de la profession vétérinaire. Ah oui, bien sûr, pour identifier les zanimaux ou dépister les délinquants canins, ramasser les zozios morts sur les étangs ou les plages mazoutées, vacciner les cheptels ovins en urgence, ou à l'extrême pour des triples ostéotomies du bassin ou des échocardiographies.

Mais pour le reste ?

Il est possible de se procurer illégalement des vaccins pour les chiens et les chats et de faire soi-même l'injection.

On peut prendre en photo la maladie de peau et chercher sur le net à quoi cela correspond (au pire, on la montre à un véto éventuellement disponible passant dans une salle d'attente)

La vente de médicaments destinés aux animaux va être soit libéralisée (en gros vermifuge et anti-diarrhée seront en grandes surfaces) ou soit d'une lourdeur telle (registre, suivi des lots, traçabilité, conservation des documents pendant 20 ans ) qu'au bout du compte, on jettera l'éponge en ne gardant que les produits injectables. A moins qu'un facétieux fonctionnaire européen (ceux assis derrière un bureau et qui sont - grassement - payés pour avoir de bonnes idées ou rédiger de gros rapports) décide de nous interdire ce que certains estiment être un privilège scandaleux.

Les sites Internet de diagnostic en ligne sont à l'affût (guettant la moindre faille déontologique ou brêche dans une directive européenne) et la mondialisation va permettre d'acheter sur un site étranger (je n'ose pas dire de quel pays, les gens sont parfois suceptibles !) des médicaments frelatés.

En outre l'amélioration obligatoire des plateaux techniques rendra la moindre intervention chirugicale tellement onéreuse, que plus personne ne voudra avoir un animal. Un poisson rouge, peut-être. Au moins, il ne dérangera pas les voisins en aboyant.

Il restera donc de brillants affairistes (ceux qui envisagent déjà la prochaine libéralisation de la profession avec grande joie) ou de brillants confrères aux honoraires inacessibles à moins d'appartenir à une catégorie socio-professionnelle pouvant acheter sa première Rolex bien avant 50 ans.

Les vétérinaires biologistes sont évincés de certains emplois par décision unilatérale de Mme Bachelot (ministre des pharmaciens de la Santé) sans que notre propre ministère de tutelle ne réagisse.

Alors oui, au XXI siècle, je me demande à quoi servira la profession vétérinaire.

 

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28/08/2009

La Poste ne sert toujours à rien (suite)

Je suis allé chercher ce matin le colis annoncé dans ce billet. Le guichet de secours (cf sketch de Dany Boon) était fermé et 8 personnes attendaient. Les deux dernières présentaient les signes manifestes d'une impatience mal contrôlée. Avant que ceux-ci m'envahissent, j'ai battu en retraite. Heureusement que le colis reste au chaud jusqu'au 5 septembre.

Le plus rigolo dans cette histoire est que j'ai reçu un courrier de la Poste me vantant les mérites du Colissimo afin que je l'utilise en tant qu'expéditeur ! Ben tiens, je vais payer pour un service qui ne livre pas les colis. Oui, oui, oui...

21/08/2009

La Poste ne sert toujours à rien.

J'avais déjà évoqué la remarquable disponibilité de la poste dans un autre billet. Dans le cadre de l'Observatoire de la non délivrance des colis par celle ci, je signale par la présente qu'à ce jour, j'ai eu droit à un avis de passage avant mon heure d'ouverture.

Au total : perte de temps prévue de 15mn aujourd'hui sur mon planning pour aller chercher ledit colis (dont j'ignore en plus la provenance !)

31/07/2009

Enfin...

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25/07/2009

A qui la faute...

Je ne voudrais pas faire culpabiliser les propriétaires d'animaux, mais j'ai, depuis plusieurs années, la sensation (le ressenti comme on dit, un peu comme ce sentiment d'insécurité impalpable) que le véto répare plus leurs bêtises que les erreurs de la nature.

je passerai rapidement sur les plaies de garrot des chien attachés en permanence. No comment.

Combien d'animaux soignons nous parce que le chien ou le chat a fugué et n'était donc pas sous la surveillance directe de son maître ? Bagarres entre chiens, pattes cassées, leucose, pièges et coups de fusils...

On pourrait évoquer aussi les produits pesticides ingérés parce qu'on pensait que le chien n'allait pas le trouver appétant. "Ben c'est pour les limaces, je pensais pas que mon chien allait en manger !" ou "Pourtant c'est marqué sur la boite : produit émétisant pour les chiens". Sans compter les traitements antiparasitaires externes mal appliqués responsables de troubles neurologiques souvent mortels (c'est vrai que personne ne conseille en grande surface sur le produit Frichti).

Quant à l'obésité et son cortège de pathologies associées... alors qu'il est si simple de peser la quantité de croquettes à distribuer (ou de patée ou de viande pourquoi pas) selon le poids de l'animal (qu'il est possible de peser chez le véto, enfin pas dans son salon mais dans son cabinet ou clinique !).

On peut évoquer les traitements anti conceptionnels et autres pilules "pour arrêter les chaleurs" donnés à tort et à travers en dépit des conseils des vétos. Et les dermatoses sur un pelage mal entretenu !

Il y aurait aussi beaucoup à dire sur ces chiens laissés seuls du matin au soir et finalement euthanasiés à cause des aboiements permanents. Sans compter ceux qui sont "piqués" car on ne pensait pas qu'un animal, ben oui, c'est une contrainte en plus des bonheurs apportés par sa présence

22/07/2009

Quatre fois quatre

Il y a pas loin de mon cabinet, un bistrot bien pratique pour prendre un calvados café lorsque l'après midi s'annonce un peu longue... Il y a d'autres clients et certains, dont un habitué des lieux, roulent dans des 4x4 dignes du FBI. Des machins qui permettront à eux seuls, grâce à la future taxe carbone, de renflouer le déficit de la sécurité sociale !

Le soucis c'est que grâce à leurs grosses roues, ils peuvent se garer sans encombre sur le trottor juste devant mon cabinet.

Allez expliquer ensuite à vos clients, qui ne peuvent pas ne pas remarquer le monstre, que ce n'est pas la voiture du véto !!!

 

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17/07/2009

Le prix des choses

On me demande souvent (sur ce blog ou lors de dîners en ville...) pourquoi la consultation coute plus cher chez le véto que chez le médecin. Mes arguments évoquent une TVA à 19.6%, des charges sociales, l'investissement en matériel, que sais-je encore. Lorsqu'un matin, l'illumination me vint.

Un humain ne pisse pas en levant la patte sur le coin du comptoir, un humain n'envoie pas sa bave sur les murs en secouant sa tête, un humain ne mord pas le médecin, un humain ne chie pas sur la paillasson de la salle d'attente, et un humain ne laisse pas ses poils de mue en souvenir.

Pour toutes ces raisons, oui, c'est plus cher chez le véto que chez le médecin.

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