03/05/2008

Concept nécrophile

Vous vous souvenez sans doute de cette exposition dont le thème n'aurait pas été renié par un adepte du 1er avril à outrance. En  2003, Marco Evaristti avait mis à la disposition du public des mixeurs contenant des poissons rouges. Rassurez-vous, il y avait de l'eau. Mais les appareils étaient reliés à une prise électrique et quiconque appuyait sur le bouton fatidique condamnait à mort lesdits poissons. Bidonnant dans un dessin animé mais d'un goût discutable en réalité. Provocant certes, mais pour ce qui est de l'art... Enfin, bref, les égoûts et les couleurs, cela ne se discute pas.

On pourra se poser des question sur la relation qui unit l'Homme à l'Animal en fonction de sa parenté génique. Aurait-ce été plus grave d'utiliser des mouches ou des souris blanches ? Est-ce bien de manger du chien ici, de la vache là, ou de la baleine par ailleurs ?

Mais la provocation va encore plus loin, puis qu'à défaut de faire mourir on regarde mourir. C'est la dernière mode en Amérique du sud (Le Nicaragua si j'ai bien compris). Et l'idée vient de Guillermo Vargas Habacuc.

J'avais d'abord cru à un hoax, puis à une farce de mauvais plaisantins digne de ceux qui militent contre la vivisection avec les traditionnelles images des singes bardés d'électrodes dans le cerveau.

Avouons-le, les informations sont diffuses et parcellaires quant au déroulement exact de cette exposition qui aura sans doute mobilisé plus de personnes que la vue d'enfants tchadiens exfiltrés de force vers la France. On peut signer la pétition.