05/03/2007

La revue de l'Ordre des Vétérinaires

Quoi de neuf ? Petit survol très impartial.

La réunion du CSO du 12 décembre 2006 a abordé (entre autres) :
- les activités annexes en rapport avec l’exercice de la médecine vétérinaire.
La délivrance d’aliments physiologiques fait partie intégrante de cet exercice.
La délivrance des médicaments est autorisée « au comptoir » dès lors que les animaux concernés ont reçu des soins par le cabinet ou la clinique, ou qu’ils sont sous surveillance sanitaire. Le vétérinaire n’a pas le droit de tenir officine ouverte.
Nous ne pouvons qu’attirer l’attention des propriétaires d’animaux en vacances : un vétérinaire n’a pas le droit de délivrer de médicament sans avoir consulté l’animal. Un cabinet ou une clinique vétérinaire n’est pas un centre d’approvisionnement en médicaments. Même si cette contrainte peut sembler… contraignante, la consultation nécessaire à toute prescription est un gage de qualité concernant la conscience professionnelle du vétérinaire.
Reste maintenant à vérifier que le vétérinaire soucieux du respect de la loi n’est pas lésé par un pharmacien qui délivrerait un médicament vétérinaire soumis à prescription sans présentation d’une ordonnance.

- la radioprotection
J’avais écrit : "Les exigences légales drastiques concernant l'usage d'appareil de radiologie va entraîner une facturation de +30 à 50% pour la réalisation des clichés. En voie de conséquence il y a fort à parier que l'équipement radiologique sera de plus en plus rare dans un cabinet vétérinaire..." Bonne nouvelle : l’Ordre (le Conseil Supérieur de l’Ordre plus exactement) est conscient que le risque d’une perte du « maillage radiologique » est réel.

Quelques exemples croustillants d’affaires ordinales sont étudiés.
Un client ayant porté plainte contre un vétérinaire de garde pour défaut de diagnostic (la plainte a été déboutée) lui a également reproché de ne pas avoir l’air réveillé au petit matin. Si si !!!
Signalons ces clients sympathiques portant plainte contre un vétérinaire qui a osé demander une participation financière pour les soins réalisés sur un chat trouvé sur la voie publique par lesdits clients.
Enfin, et à juste titre, un confrère a été condamné pour avoir rendu un animal anesthésié avant son réveil. L’estimation du degré du réveil peut parfois être très subjectif. Mais un animal endormi doit rester sous la surveillance d’un professionnel. Malgré le désir d’un propriétaire de chien (ou de chat) de retrouver au plus vite son compagnon après une intervention chirurgicale, ce dernier devrait refuser de ramener chez lui l’animal non « vigile (comme on dit !)

L’interdiction de fumer dans un cabinet/clinique vétérinaire. Deux notions.
1) Une clinique ou un hôpital vétérinaire, par définition, emploie du personnel. Un cabinet pas nécessairement. Mais dès lors qu’un salarié travaille dans uns structure vétérinaire, la signalisation doit être affichée.
2) La salle d’attente de toute structure vétérinaire n’est pas un lieu destiné à la libre circulation du public mais bien un local professionnel à usage privé affecté à l’exercice d’une profession libérale (selon le Ministère de l’Intérieur). L’affichage dans une salle d’attente n’est donc pas obligatoire si le vétérinaire n’a pas d’employé.

Enfin, l’Ordre des Vétérinaires communique actuellement sur son image de marque et de gros efforts semblent être réalisés sur cette statue symbolique possédant une balance dans une main et un glaive de l’autre.