24/09/2007
Patrick Pelloux
L'agitateur urgentiste sait aussi écrire. Ses chroniques donnent un éclairage nouveau sur le monde hospitalier.
Non, les infirmières ne sont pas nues sous leurs blouses.
Oui, elles craquent au bout de 5 ans, en raison de la pression administrative et de leur charge de travail.
Oui, des médecins géniaux partent vers le privé pour mettre au point ce que le "public" ne peut leur offrir, faute de crédits.
Oui, on ferme de plus en plus de chambres, ce qui explique que les malades attendent dans des couloirs en plein courant d'air.
Non, rien a changé depuis la canicule 2003.
Courage, Patrick.
Restons en bonne santé.
(Histoire d'urgences, édition du Cherche midi, 330 pages)
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20/12/2006
La continuité de soin
"La continuité des soins au sens strict pour le code de déontologie est le suivi des animaux confiés au vétérinaire traitant par les propriétaires et éleveurs. Néanmoins dans les devoirs fondamentaux, le vétérinaire doit aussi répondre à tout appel correspondant à une urgence. En conséquence, la continuité des soins au sens large, correspond à la possibilité pour tout propriétaire ou éleveur de pouvoir joindre soit le vétérinaire traitant, soit un de ses associés, soit un de ses salariés, soit de pouvoir obtenir avec certitude les coordonnées d’un vétérinaire qui puisse pallier à toute urgence."
La grande enquête concernant l'obligation pour tout vétérinaire d'être joignable (corvéable) est enfin parue grâce à Veto-Entraide
Si notre société change radicalement depuis plusieurs années, certains textes de loi deviennent obsolètes et ne sont plus adaptés à une réalité de terrain.
Sur 10 appels reçus lors d'une garde (ou astreinte selon les circonstances), seulement 3 à 4 relèvent d'une urgence relative servant uniquement à rassurer le propriétaire de l'animal; et 1 seul appel est une réelle urgence qui faute de soin, peut aboutir au décès de l'animal.
Les autres cas ? (exemples réels de coups de téléphones reçus un dimanche de garde - anecdotes citées par différents confrères -)
Vaccination en urgence : "Ben oui, on part en vacance demain matin très tôt et on a besoin du certificat de vaccination anti-rabique"
Défaut d'approvisionnement : "Oups, c'est bêta, on n'a plus de croquette ! On peut venir en chercher ?"
Soucis de propreté : "C'est pas que le chien soit dérangé par sa diarrhée, mais c'est que ça salit drôlement notre tapis..."
Prise de rendez-vous : "Je ne pensais pas que vous étiez ouvert.. Ah bon, vous êtes seulement de garde ? Bon, dans ce cas je peux prendre un rendez-vous pour demain ?"
Toux aigüe (appel à minuit) : "... on voulait seulement savoir si c'était grave... on ne voulait pas forcemment venir en consultation. Sinon, si ça s'améliore pas d'ici quelques heures, on vous rappelle."
Chien trouvé par des pompiers (nuit) : "Excusez nous de vous déranger, mais on dirait qu'il a une griffe de cassée. On voudrait que vous y jetiez un coup d'oeil avant qu'on le mette à la fourrière"
23:25 Publié dans Comment ça marche ? , Pause café | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : garde, urgence, vétérinaire, nuit, enquête

