25/03/2008

IND/GE/001

Ces signes cabalistiques n’évoqueront pas grand-chose au commun des mortels. Et pour cause puisque sauf si vous avez des goûts particuliers en déco intérieure, il y a peu de chances que vous ayez à demander une autorisation d’utilisation des appareils électriques émettant des rayons X ou des accélérateurs de particules, via le formulaire IND/GE/001.

Formulaire de 13 pages (11 lorsque je l’ai téléchargé la première fois il y a quelques semaines !), indissociable de l’analyse de poste « Exposition aux rayonnements ionisants » (Art. R 231-92 du code du travail), que j’ai enfin commencé à feuilleter, maintenant qu’un électricien a installé la belle lampe rouge obligatoire qui s’allume au dessus de la porte lorsque la « radio » est sous tension. Sans oublier le système « coup de poing » afin d’éviter qu’un dysfonctionnement électrique transforme mon cabinet en un Tchernobyl cataclysmique !

J’engage vivement mes confrères passant par hasard sur ce modeste blog à communiquer leur expérience au fur et à mesure de l’avancement de ce travail de bureaucrate. Car toute PCR (Personne Compétente Radiologiquement !) que je sois, je suis effaré de l’ampleur de la tâche et du caractère abscons de certaines questions.

On ne peut d’ailleurs que regretter qu’un bon vieux forum des familles abrité par Formaveto ne puisse pas remplir cette fonction.

S’il fallait chiffrer l’activité radiologique, il faudrait commencer par un appareil de radiologie à 15 000 €. Rajoutons la formation obligatoire qui a coûté 1000€ et la pose d’un équipement électrique (la petite lumière rouge) facturée dans les 300 €. L’IRSN facture environ 80 € par an pour 2 dosimètres mensuels. Un film radio de 30x40 coûte un peu plus d’1,30 € et une cassette dans les … (oups pas noté !). Un flacon de révélateur ou de fixateur dans les 45 euros (bains à changer tous les mois pour bien faire lorsqu’on est en manuel, et renouvellement du flacon dès qu’il est vide en développement automatique). On va négliger la facture de l’établissement qui va recueillir les eaux usées. Enfin la visite d’un organisme tel la SOCOTEC (ou l’APAVE) devrait revenir entre 200 et 500€ selon la tête du client.

Reste à évaluer le temps passé à s’occuper de tout ça, les temps de formation et d’information obligatoires du personnel,et tout ce que j'oublie…

Et même si l’autorisation est délivrée, des contrôles réguliers devront avoir lieu, sans oublier les remises à niveau tous les 5 ans de la PCR

Des études comptables ont été effectuées et il semblerait qu’en dessous de 35€ par cliché, un vétérinaire travaillerait à perte.

A noter pour conclure que le vétérinaire radiologiste exerce un dangereux métier puisqu’il risque 15 000 € d’amende et 7 ans d’emprisonnement pour non respect de la législation (et un défaut d'affichage entre dans ce contexte). Soit beaucoup plus que le capitaine du pétrolier qui déverse ses tonnes de déchets toxiques sur les plages bretonnes.

20/03/2008

Les honoraires du vétérinaire

En cette époque post attaliesque, et vu les requêtes fréquentes concernant les  honoraires du véto, voici une fiche établie par le Conseil Supérieur de l'Ordre des Vétérinaires.

Pour résumer : lorsqu'un client verse 100€ à un vétérinaire, celui-ci dégage un bénéfice avant impôt sur le revenu de 22.3€.

La moyenne des revenus d'un vétérinaire libéral (encore qu'il faille bien comprendre ce que recouvre ce chiffre....) oscille autour de 50 000€. Certes, c'est au dessus de la moyenne des revenus nationaux, mais à peine au dessus des kinés et loin derrière les médecins, pour environ 50 heures de présence par semaine.

17/07/2007

Que choisir ?

Deux nouvelles éditions viennent de voir le jour.

Le Dictionnaire pratique de thérapeutique - Chien, chat et NAC - qui en est rendu à sa 6e édition. Classiquement on dit "Le Moraillon" du nom d'un de ses auteurs principaux.

Et la deuxième édition du Guide Pratique de Médecine Interne Canine et Féline de Fabrice Hebert. (Désolé, il n'y a pas de lien direct sur le bouquin !)

Si le premier coûte 80€ pour presque mille pages et contient des donnée sur les NAC, le deuxième est moins volumineux (question de format !) et coûte moins de 70€.

Quel confrère à déjà eu entre les main l'un ou l'autre de ces ouvrages ?

05/03/2007

La revue de l'Ordre des Vétérinaires

Quoi de neuf ? Petit survol très impartial.

La réunion du CSO du 12 décembre 2006 a abordé (entre autres) :
- les activités annexes en rapport avec l’exercice de la médecine vétérinaire.
La délivrance d’aliments physiologiques fait partie intégrante de cet exercice.
La délivrance des médicaments est autorisée « au comptoir » dès lors que les animaux concernés ont reçu des soins par le cabinet ou la clinique, ou qu’ils sont sous surveillance sanitaire. Le vétérinaire n’a pas le droit de tenir officine ouverte.
Nous ne pouvons qu’attirer l’attention des propriétaires d’animaux en vacances : un vétérinaire n’a pas le droit de délivrer de médicament sans avoir consulté l’animal. Un cabinet ou une clinique vétérinaire n’est pas un centre d’approvisionnement en médicaments. Même si cette contrainte peut sembler… contraignante, la consultation nécessaire à toute prescription est un gage de qualité concernant la conscience professionnelle du vétérinaire.
Reste maintenant à vérifier que le vétérinaire soucieux du respect de la loi n’est pas lésé par un pharmacien qui délivrerait un médicament vétérinaire soumis à prescription sans présentation d’une ordonnance.

- la radioprotection
J’avais écrit : "Les exigences légales drastiques concernant l'usage d'appareil de radiologie va entraîner une facturation de +30 à 50% pour la réalisation des clichés. En voie de conséquence il y a fort à parier que l'équipement radiologique sera de plus en plus rare dans un cabinet vétérinaire..." Bonne nouvelle : l’Ordre (le Conseil Supérieur de l’Ordre plus exactement) est conscient que le risque d’une perte du « maillage radiologique » est réel.

Quelques exemples croustillants d’affaires ordinales sont étudiés.
Un client ayant porté plainte contre un vétérinaire de garde pour défaut de diagnostic (la plainte a été déboutée) lui a également reproché de ne pas avoir l’air réveillé au petit matin. Si si !!!
Signalons ces clients sympathiques portant plainte contre un vétérinaire qui a osé demander une participation financière pour les soins réalisés sur un chat trouvé sur la voie publique par lesdits clients.
Enfin, et à juste titre, un confrère a été condamné pour avoir rendu un animal anesthésié avant son réveil. L’estimation du degré du réveil peut parfois être très subjectif. Mais un animal endormi doit rester sous la surveillance d’un professionnel. Malgré le désir d’un propriétaire de chien (ou de chat) de retrouver au plus vite son compagnon après une intervention chirurgicale, ce dernier devrait refuser de ramener chez lui l’animal non « vigile (comme on dit !)

L’interdiction de fumer dans un cabinet/clinique vétérinaire. Deux notions.
1) Une clinique ou un hôpital vétérinaire, par définition, emploie du personnel. Un cabinet pas nécessairement. Mais dès lors qu’un salarié travaille dans uns structure vétérinaire, la signalisation doit être affichée.
2) La salle d’attente de toute structure vétérinaire n’est pas un lieu destiné à la libre circulation du public mais bien un local professionnel à usage privé affecté à l’exercice d’une profession libérale (selon le Ministère de l’Intérieur). L’affichage dans une salle d’attente n’est donc pas obligatoire si le vétérinaire n’a pas d’employé.

Enfin, l’Ordre des Vétérinaires communique actuellement sur son image de marque et de gros efforts semblent être réalisés sur cette statue symbolique possédant une balance dans une main et un glaive de l’autre.

30/01/2007

Radioprotection : one more time !

Encore une fois une trentaine de vétos se sont retrouvés dans un bel hôtel dans la banlieue nantaise les 18 et 19 janvier 2007. Deuxième module destiné à former l'élite vétérinaire des Pays de la Loire(je plaisante !!!) aux risques liés à la dangerosité des rayons X.

Si la législation concernant la détention et l'utilisation des appareils de radiologie chez des vétos a toujours existé, il fallait bien reconnaitre qu'elle était rarement mise en application. Bref, l'Etat a décidé de resserrer les boulons en créant récemment l'Autorité de Sûreté Nucléaire, dont on peut dire qu'elle se situe au même niveau que le Trésor Public dans le domaine de la radioactivité. Elle se définie comme un organisme d'état contrôlant la sûreté nucléaire et la radioprotection en France pour protéger les travailleurs, les patients, le public et l’environnement des risques liés à l’utilisation du nucléaire (plus un rôle dans l'information du citoyen).

Toutefois il faut bien savoir que tout ce qui concerne l'énergie atomique et de le domaine de la radiologie est un véritable lobby étatique et industriel. L'ASN s'intéresse autant aux centrales nucléaires et au traitement des matières radioactives, qu'aux moyens de radiodiagnostic médical. Dans le premier cas gros risque de contamination (remember Tchernobyl, et tous les autres cas qu'on occulte très facilement -surtout si cela arrive dans notre propre pays, où dans un état proche -), mais avec de tels contrôles qu'il est fort probable que le compteur Geiger ne crépitera pas autour d'une centrale française, et dans le deuxième cas très faibles doses (comparées à un accident de réacteur nucléaire), mais avec des "fuites" malgré tout et quelques irrégularités concernant la protection du personnel. Bref, après avoir mis 20-50 ans à mettre au point la sécurité de notre énergie nuclaire, l'Etat décide donc de regarder du côté des sources médicales de radioactivité (radiologie, scanner, radiothérapie, emploi de substances radioactives de diagnostic, etc.)

Et dans tout ça, les vétos, non subventionnés par la Sécurité Sociale, avec leurs pétoires. Par comparaison, un cabinet de radiologie réalise globalement 20 000 clichés par an (à moduler bien sûr selon l'importance de l'établissement), et un véto dans les 300. Sachant qu'il semblerait quand même que la plupart des vétos qui n'exercent pas une spécialité de chirurgie orthopédique réalisent plutôt de 50 à 100 clichés par an. ET avec des intensités sans aucune commune mesure avec la radiologie humaine. Entre 1 cliché sur un bout de patte de chat, et les 5 que je me suis pris pour mes douleurs à l'épaule, je ne vous fait pas un dessin sur le nombre de rayons qui ont été émis dans chacun des deux cas.

A signaler qu'aucun accident n'a jamais été recensé chez mes confrères depuis la première utilisation du radiodiagnostic chez des vétos. On évoque deux cas rapportés dans des revues spécialisées de médecine du travail, mais sans qu'on puisse nous en dire plus.

La loi impose donc l'existence d'une personne "radiocompétente" dans tout établissement posssédant un appareil de radiologie. A noter qu'un manquement à la loi se solde par 7500€ d'amende et 1 an d'emprisonnement (il vaut mieux voler la voiture du contrôleur de l'ASN avant qu'il arrive : trois mois avec sursis...). Le non respect de la loi peut simplement être un défaut de fonctionnement d'une lumière rouge au dessus de la porte de la salle d'examen radiologique....
La formation au départ était de 10 jours et son contenu n'avait aucun rapport avec l'activité vétérinaire. Le coût en était prohibitif, et s'il avait fallu que je suive ces cours, ma décision aurait certainement été de vendre ma radio.
Actuellement, nous en sommes à quatre jours et une matinée d'examen (payant...).

J'en viens à imaginer le jour où on nous demandera simplement de réaliser les mêmes contrôles qu'actuellement (et éventuellement de façon simplifiée en regard des faibles quantités de rayons émis en comparaisons des autres activité de radiologie humaine), sans avoir à subir ces journées réellement casse-bonbon.
Et il est bien évident que le temps passé à potasser ces cours est au détriment des autres formations de diagnostic et thérapeutique spécifiques à notre activité.

Ne nous plaignons pas, car nous participons finalement à la création d'emplois radio induits : organismes de contrôle, fonctionnaires de l'ASN, centres de formation et les hôtels qui les accueillent, fonctionnaires du FIFPL (dont on se demande toujours l'utilité puisque qu'ils ne reversent pas l'argent que nous leur donnons via l'URSSAF !!).

Une des conséquences directes de ce flux humain et financier est une augmentation sensible du coût d'un cliché radio chez un véto.
A noter que chez les dentistes, le sujet est encore plus délicat car entre le cliché d'une dent et les fameux 5 clichés pour une épaule ily a encore une grosse marge.

Dernier détail qui a son importance. Nous subissons quotidiennement (soit 365 jours par an, 24h/24) au moins 5000 fois les doses de rayons X émises lors d'un cliché sur un animal.medium_NucleaireSurvie33.jpg

26/12/2006

Recenser les blogs des vétos

Il est possible d'en trouver quelques uns sur DMOZ

20/12/2006

La continuité de soin

"La continuité des soins au sens strict pour le code de déontologie est le suivi des animaux confiés au vétérinaire traitant par les propriétaires et éleveurs. Néanmoins dans les devoirs fondamentaux, le vétérinaire doit aussi répondre à tout appel correspondant à une urgence. En conséquence, la continuité des soins au sens large, correspond à la possibilité pour tout propriétaire ou éleveur de pouvoir joindre soit le vétérinaire traitant, soit un de ses associés, soit un de ses salariés, soit de pouvoir obtenir avec certitude les coordonnées d’un vétérinaire qui puisse pallier à toute urgence."

La grande enquête concernant l'obligation pour tout vétérinaire d'être joignable (corvéable) est enfin parue grâce à Veto-Entraide

Si notre société change radicalement depuis plusieurs années, certains textes de loi deviennent obsolètes et ne sont plus adaptés à une réalité de terrain.
Sur 10 appels reçus lors d'une garde (ou astreinte selon les circonstances), seulement 3 à 4 relèvent d'une urgence relative servant uniquement à rassurer le propriétaire de l'animal; et 1 seul appel est une réelle urgence qui faute de soin, peut aboutir au décès de l'animal.

Les autres cas ? (exemples réels de coups de téléphones reçus un dimanche de garde - anecdotes citées par différents confrères -)
Vaccination en urgence : "Ben oui, on part en vacance demain matin très tôt et on a besoin du certificat de vaccination anti-rabique"
Défaut d'approvisionnement : "Oups, c'est bêta, on n'a plus de croquette ! On peut venir en chercher ?"
Soucis de propreté : "C'est pas que le chien soit dérangé par sa diarrhée, mais c'est que ça salit drôlement notre tapis..."
Prise de rendez-vous : "Je ne pensais pas que vous étiez ouvert.. Ah bon, vous êtes seulement de garde ? Bon, dans ce cas je peux prendre un rendez-vous pour demain ?"
Toux aigüe (appel à minuit) : "... on voulait seulement savoir si c'était grave... on ne voulait pas forcemment venir en consultation. Sinon, si ça s'améliore pas d'ici quelques heures, on vous rappelle."
Chien trouvé par des pompiers (nuit) : "Excusez nous de vous déranger, mais on dirait qu'il a une griffe de cassée. On voudrait que vous y jetiez un coup d'oeil avant qu'on le mette à la fourrière"

Ne dites pas à ma mère que je suis véto, elle croit que je suis dealer

Au risque de décevoir les défenseurs de la cause animale, il n'y a aura bientôt plus de vétérinaires praticiens en France. Si cette profession attire toujours de nombreux jeunes (voire très jeunes), cet engouement est loin d'être partagé par nos hommes politiques.
Au vu du coût de la formation d'un vétérinaire dans une des quatre écoles nationale, il n'y aura bientôt plus d'argent pour assurer leur formation. Non pas à cause d'une absence d'espèces sonnantes et trébuchantes, mais bien à cause de la sacro-sainte rentabilité. Les comptes sont vite faits. Quel serait l'intérêt de financer une profession qui se féminise à quasiment 80% (et il est bien connu que la femme vétérinaire arrête de travailler dès qu'elle est mariée…) et dont le but est de soigner des chiens chiens à sa mémère ?
Le budget autrefois investi permettait un juste retour des compétences : les premiers vétérinaires furent créés afin de soigner les chevaux de nos valeureux dragons. L'équivalent actuel est le mécanicien. Lorsque ce bel animal (le cheval, pas le mécano !) devint un simple objet de parade militaire sur les Champs Elysées, l'Etat continua à utiliser les vétos durement sélectionnés afin d'assumer les actions sanitaires régies par la loi. Derrière chaque fièvre aphteuse, peste équine ou rage vulpine, se cache encore un véto.

Mais le désengagement est déjà irréversiblement entamé. Citons pêle-mêle.
L'Ecole Vétérinaire de Maisons Alfort tombe en ruine et rien ne semble présager d'une nouvelle construction digne de ce nom. Si une solution existe, il faudra regarder vers le secteur privé.
La récente réforme du cursus professionnel est la risée de nos confrères européens malgré les trois dernières tentatives de refonte.
La désertification de nos campagnes, associée à une notion de continuité de soins, rend l'exercice en milieu rural quasi impossible. A moins d'envisager une retraite prématurée.
Les contraintes apportées à l'exercice quotidien deviennent un réel casse-tête que de nombreux vétérinaires ne sont pas en mesure de résoudre. Ils préfèrent simplement s'orienter vers d'autres secteurs ou carrément abandonner leur métier (prof d'Aïkido, sculpteur, restaurateur, romancier...)
Récemment, la crise de la Grippe Aviaire a mis en évidence le manque d'estime de nos dirigeants pour une profession pourtant entièrement dévouée à la cause animale et qui s'est transformée en faire valoir électoral. Du coup, l'action des vétérinaires sanitaires en cas de foyer grippal relevait du bénévolat. Et si l'équipement du moindre pompier venu récupérer le cadavre d'un cygne mort de vieillesse était digne de Star Wars, celui des vétérinaires sanitaires leur fut envoyé que 6 à 12 mois plus tard par leur autorité de tutelle.

Affligeant constat qui hélas annonce une pente glissante savonneuse.
Fierté de nos hautes instances, le fameux maillage des vétérinaires sanitaires va devenir en fait une vraie passoire faute de moyen humains et financiers. Le plus petit Poxvirus va transformer nos étables en pétaudière.
Les exigences légales drastiques concernant l'usage d'appareil de radiologie va entraîner une facturation de +30 à 50% pour la réalisation des clichés. En voie de conséquence il y a fort à parier que l'équipement radiologique sera de plus en plus rare dans un cabinet vétérinaire.
D'un point de vue pratique, le même type de législation interdit actuellement les traitements anti-cancéreux sur les animaux.
Et ne soyons pas dupes : les mises aux normes associées aux contrôles de rigueur ne sont pas gratuites et permettent de financer des organismes dépendant directement des ministères. Oui, cela s'appelle une taxe.
Les pressions fiscales, ainsi que les exigences du code du travail, ne vont certes pas favoriser la fuite des vétos en Suisse, mais plutôt un regroupement des matières grises dans de grosses structures rentables dans des agglomérations de plus de 10 000 habitants. En deça ? Le désert. Il faudra parcourir au moins 20 à 30 kilomètres avant de trouver un vétérinaire de garde (ou d'astreinte, mais c'est un autre débat !) qui de toute façon va vous demander vos garanties bancaires avant d'intervenir (prévoir la carte bancaire).
Face à des textes de loi de plus en plus touffus, le véto devra passer plus de temps à les comprendre et à les appliquer qu'à se perfectionner sur l'implication de l'hyperkaliémie dans les bradycardies ou sur les dernières avancées thérapeutiques de l'atopie canine.

Le propriétaire d'un animal aura finalement devant lui un juriste émérite mais un bien piètre biologiste. Le médecin des animaux devient progressivement un technocrate, forcé et contraint.

Toi, le jeune qui veut soigner des zanimaux, prépare déjà ton doctorat en droit ou un master en marketing. Sinon envisage une profession qui entre dans une des deux catégories suivantes, le summum étant celle qui appartient aux deux :
- Les professions légalement incontournables (liste non limitative) : notaire, banquier, huissier, assureur, avocat (ou juge, mais évite la force publique où tu risques de recevoir des mauvais coups).
- Les professions socialement protégées pouvant profiter des 35h et des RTT (la liste serait trop longue pour la citer ici !).

21/11/2006

C'est pour un sondage ?

Sondage : Enquête par questionnaire sur un sujet précis, réalisée sur un échantillon ou une fraction de population déterminé(e) par des techniques rigoureuses pour être représentatif(ive) d'un ensemble.

Récemment, J'ai été téléphoniquement sondé dans le domaine des Anti-parasitaires externes. Le sondeur a gentiment mis fin à l'entretien lorsque j'ai répondu à la question : "Combien de chiens et de chats voyez vous par semaine ?"
Je lui ai dit 40 à 50.

Déjà, c'est assez frustrant d'imaginer qu'on est pas représentatif. Et puis on m'avait promis une rémunération si je répondais aux questions. Je devais être le maillon faible.

Mais surtout je me demande quelle est la représentativité que cet institut de sondage recherchait. Celui des véto qui consultent plus de 100 animaux par semaine ? Moins de 10 ?!

Regardez bien un prochain résultat. Si on signale que le Back-Circle ou que le Venpotage est l'antiparasitaire le plus distribué dans le circuit vétérinaire, regardez bien si on précise : "Parmi un échantillon représentatif de vétérinaires qui ne consultent pas 40 à 50 animaux par semaine"

24/10/2006

Ou kel est ?

Depuis l'arrêt de l'activité bloggueuse de notre confrère Hughes, la Planète Blog Véto semble au ralenti.

Alors, donc, bouteille à la mer...

Comment recenser les blogs de vétos ? Etudiants, praticiens, enseignants, vétos reconvertis ...

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