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26/12/2006

Recenser les blogs des vétos

Il est possible d'en trouver quelques uns sur DMOZ

24/12/2006

4000 cas de grippe aviaire

Le 16 décembre 4000 poulets sur 7500 meurent d'un coup dans un élevage en Haute-Marne. Naturellement, l'actualité s'est rapidement emparé de l'affaire. Pensez donc !
Le 19 décembre, le Ministère de l'Agriculture, dans l'attente des analyses, n'écarte pas la possibilité d'un foyer de grippe aviaire de type H5N1.
En moi-même, je me disais : "Tst, tst... 4000 morts d'un coup, même si le H5N1 est réputé pour avoir une âme de serial killer, 4000, quand même, ça fait beaucoup d'un coup pour un seul virus !" En effet, comme l'a expliqué le directeur de la Direction Départementale des Services Vétérinaires de la Haute-Marne : "En général, on a plutôt 20% de morts le premier jour, 50% le deuxième, etc..."
Petit devoir de vacances d'hiver : 20% de 7500 = 1500.

Rassurez-vous, la cause exacte de la mort de ces malheureux poulets n'est pas le terrible virus : vous en auriez autrement plus entendu parler !!!

Il s'agissait d'une "simple" affaire d'asphyxie, encore que j'aimerais bien comprendre comment on peut laisser mourir 4000 poulets de cette façon...
Mais surtout comment peut-on avoir un doute ! Asphyxie dans un élevage industriel. Ce ne sont pas 7500 poulets qui s'étouffent sous leur polochon. Il existe des aérateurs, des ventilateurs, des normes d'ambiance, des enregistreurs...

Enfin, bon. Moi, je m'en moque, ce soir je mange de la dinde.

20/12/2006

La continuité de soin

"La continuité des soins au sens strict pour le code de déontologie est le suivi des animaux confiés au vétérinaire traitant par les propriétaires et éleveurs. Néanmoins dans les devoirs fondamentaux, le vétérinaire doit aussi répondre à tout appel correspondant à une urgence. En conséquence, la continuité des soins au sens large, correspond à la possibilité pour tout propriétaire ou éleveur de pouvoir joindre soit le vétérinaire traitant, soit un de ses associés, soit un de ses salariés, soit de pouvoir obtenir avec certitude les coordonnées d’un vétérinaire qui puisse pallier à toute urgence."

La grande enquête concernant l'obligation pour tout vétérinaire d'être joignable (corvéable) est enfin parue grâce à Veto-Entraide

Si notre société change radicalement depuis plusieurs années, certains textes de loi deviennent obsolètes et ne sont plus adaptés à une réalité de terrain.
Sur 10 appels reçus lors d'une garde (ou astreinte selon les circonstances), seulement 3 à 4 relèvent d'une urgence relative servant uniquement à rassurer le propriétaire de l'animal; et 1 seul appel est une réelle urgence qui faute de soin, peut aboutir au décès de l'animal.

Les autres cas ? (exemples réels de coups de téléphones reçus un dimanche de garde - anecdotes citées par différents confrères -)
Vaccination en urgence : "Ben oui, on part en vacance demain matin très tôt et on a besoin du certificat de vaccination anti-rabique"
Défaut d'approvisionnement : "Oups, c'est bêta, on n'a plus de croquette ! On peut venir en chercher ?"
Soucis de propreté : "C'est pas que le chien soit dérangé par sa diarrhée, mais c'est que ça salit drôlement notre tapis..."
Prise de rendez-vous : "Je ne pensais pas que vous étiez ouvert.. Ah bon, vous êtes seulement de garde ? Bon, dans ce cas je peux prendre un rendez-vous pour demain ?"
Toux aigüe (appel à minuit) : "... on voulait seulement savoir si c'était grave... on ne voulait pas forcemment venir en consultation. Sinon, si ça s'améliore pas d'ici quelques heures, on vous rappelle."
Chien trouvé par des pompiers (nuit) : "Excusez nous de vous déranger, mais on dirait qu'il a une griffe de cassée. On voudrait que vous y jetiez un coup d'oeil avant qu'on le mette à la fourrière"

L'os du chien

J"ai les photos des radio du chien constipé.
Promis je les met en ligne ASAP, comme on dit là-bas.

Ne dites pas à ma mère que je suis véto, elle croit que je suis dealer

Au risque de décevoir les défenseurs de la cause animale, il n'y a aura bientôt plus de vétérinaires praticiens en France. Si cette profession attire toujours de nombreux jeunes (voire très jeunes), cet engouement est loin d'être partagé par nos hommes politiques.
Au vu du coût de la formation d'un vétérinaire dans une des quatre écoles nationale, il n'y aura bientôt plus d'argent pour assurer leur formation. Non pas à cause d'une absence d'espèces sonnantes et trébuchantes, mais bien à cause de la sacro-sainte rentabilité. Les comptes sont vite faits. Quel serait l'intérêt de financer une profession qui se féminise à quasiment 80% (et il est bien connu que la femme vétérinaire arrête de travailler dès qu'elle est mariée…) et dont le but est de soigner des chiens chiens à sa mémère ?
Le budget autrefois investi permettait un juste retour des compétences : les premiers vétérinaires furent créés afin de soigner les chevaux de nos valeureux dragons. L'équivalent actuel est le mécanicien. Lorsque ce bel animal (le cheval, pas le mécano !) devint un simple objet de parade militaire sur les Champs Elysées, l'Etat continua à utiliser les vétos durement sélectionnés afin d'assumer les actions sanitaires régies par la loi. Derrière chaque fièvre aphteuse, peste équine ou rage vulpine, se cache encore un véto.

Mais le désengagement est déjà irréversiblement entamé. Citons pêle-mêle.
L'Ecole Vétérinaire de Maisons Alfort tombe en ruine et rien ne semble présager d'une nouvelle construction digne de ce nom. Si une solution existe, il faudra regarder vers le secteur privé.
La récente réforme du cursus professionnel est la risée de nos confrères européens malgré les trois dernières tentatives de refonte.
La désertification de nos campagnes, associée à une notion de continuité de soins, rend l'exercice en milieu rural quasi impossible. A moins d'envisager une retraite prématurée.
Les contraintes apportées à l'exercice quotidien deviennent un réel casse-tête que de nombreux vétérinaires ne sont pas en mesure de résoudre. Ils préfèrent simplement s'orienter vers d'autres secteurs ou carrément abandonner leur métier (prof d'Aïkido, sculpteur, restaurateur, romancier...)
Récemment, la crise de la Grippe Aviaire a mis en évidence le manque d'estime de nos dirigeants pour une profession pourtant entièrement dévouée à la cause animale et qui s'est transformée en faire valoir électoral. Du coup, l'action des vétérinaires sanitaires en cas de foyer grippal relevait du bénévolat. Et si l'équipement du moindre pompier venu récupérer le cadavre d'un cygne mort de vieillesse était digne de Star Wars, celui des vétérinaires sanitaires leur fut envoyé que 6 à 12 mois plus tard par leur autorité de tutelle.

Affligeant constat qui hélas annonce une pente glissante savonneuse.
Fierté de nos hautes instances, le fameux maillage des vétérinaires sanitaires va devenir en fait une vraie passoire faute de moyen humains et financiers. Le plus petit Poxvirus va transformer nos étables en pétaudière.
Les exigences légales drastiques concernant l'usage d'appareil de radiologie va entraîner une facturation de +30 à 50% pour la réalisation des clichés. En voie de conséquence il y a fort à parier que l'équipement radiologique sera de plus en plus rare dans un cabinet vétérinaire.
D'un point de vue pratique, le même type de législation interdit actuellement les traitements anti-cancéreux sur les animaux.
Et ne soyons pas dupes : les mises aux normes associées aux contrôles de rigueur ne sont pas gratuites et permettent de financer des organismes dépendant directement des ministères. Oui, cela s'appelle une taxe.
Les pressions fiscales, ainsi que les exigences du code du travail, ne vont certes pas favoriser la fuite des vétos en Suisse, mais plutôt un regroupement des matières grises dans de grosses structures rentables dans des agglomérations de plus de 10 000 habitants. En deça ? Le désert. Il faudra parcourir au moins 20 à 30 kilomètres avant de trouver un vétérinaire de garde (ou d'astreinte, mais c'est un autre débat !) qui de toute façon va vous demander vos garanties bancaires avant d'intervenir (prévoir la carte bancaire).
Face à des textes de loi de plus en plus touffus, le véto devra passer plus de temps à les comprendre et à les appliquer qu'à se perfectionner sur l'implication de l'hyperkaliémie dans les bradycardies ou sur les dernières avancées thérapeutiques de l'atopie canine.

Le propriétaire d'un animal aura finalement devant lui un juriste émérite mais un bien piètre biologiste. Le médecin des animaux devient progressivement un technocrate, forcé et contraint.

Toi, le jeune qui veut soigner des zanimaux, prépare déjà ton doctorat en droit ou un master en marketing. Sinon envisage une profession qui entre dans une des deux catégories suivantes, le summum étant celle qui appartient aux deux :
- Les professions légalement incontournables (liste non limitative) : notaire, banquier, huissier, assureur, avocat (ou juge, mais évite la force publique où tu risques de recevoir des mauvais coups).
- Les professions socialement protégées pouvant profiter des 35h et des RTT (la liste serait trop longue pour la citer ici !).

02/12/2006

Dégâts des os...

Bon... on rigole comme on peut ! ... des eaux...

Surtout que la chienne a été rendue à ses propriétaires ce matin, après m'avoir laissé un cadeau : un KK sans lavement. Bref cela semble aller mieux et j'espère qu'il n'y aura pas eu trop de dégâts dans les intestins.
Si j'ai le temps, faudrait que je mette en ligne une photo d'une des radios.

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