30/01/2009

Un nouveau dans la maison : le chat

IDENTIFICATION
S’il est né après le 6 Janvier 1999, l’identification de votre chat est obligatoire dès qu’il a plus de 4 mois. Deux possibilités s’offrent à vous : le tatouage au dermographe dans le creux de l’oreille, sous anesthésie générale, ou l’identification avec implantation d’une puce électronique sous la peau.
Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients ; mais quelle que soit la méthode choisie, elle permettra rapidement l’identification de votre animal égaré. Depuis le 1er novembre 2004, un Passeport Européen est obligatoire afin de lui faire passer les frontières.

ALIMENTATION
Les croquettes de qualité représentent la meilleure alimentation pour votre chat. Jusqu’à 10-12 mois, vous pouvez lui donner des croquettes « croissance ».
Le chat non stérilisé peut avoir à manger en permanence, il saura gérer son appétit. Vous constaterez que le chat est un grignoteur ! Malheureusement, après une stérilisation, il perd cette aptitude. Vous devrez alors le rationner et lui donner à manger au moins en 4 à 6 fois par jour. Retenez qu'il faut donner environ 12.5 grammes de croquettes par jour et par kilo de chat. Ainsi, un chat de 3 kg devra avoir 37.5 grammes de croquettes par jour (ou 4 fois plus de pâtée, soit 150 grammes)
Veillez à lui fournir une source d’abreuvement permanente. Le chat ne sait pas réguler sa soif.

EN LIBERTE OU A LA MAISON ?

Le chat s’adapte très bien à son environnement : du simple studio de 20m2 à la propriété voisine d’une forêt, il va transformer chaque recoin de ce territoire en un espace de jeu et/ou de chasse. Son mode de vie de chaton déterminera son aptitude future à vouloir rester à la maison ou à vouloir vivre sa vie dans la nature lorsque la nuit tombe. Pour le chat d'appartement, l'enrichissement de son environnement participera à son épanouissement ("arbres à chat", jouets).
L’inconvénient d’un chat vivant en liberté est son espérance de vie réduite.

VACCINATION
On vaccine habituellement un chat contre trois maladies : la panleucopénie féline (typhus), le coryza et la leucose féline. Selon les circonstances, il est aussi obligatoire de vacciner contre la rage à partir de trois mois. D’autres vaccins existent mais ne sont pas toujours utiles en fonction du contexte épidémiologique.
Les protocoles vaccinaux ont leur importance et permettent d’assurer une protection optimum. Une visite vaccinale annuelle est nécessaire si l’on désire conserver l’immunité apportée lors des premières injections.
La leucose féline est une maladie virale incurable qui possède une incubation de plusieurs années. Son dépistage, réalisable lors d’une stérilisation, est souhaitable chez un chat adulte (mâle ou femelle) vivant en liberté.

EDUCATION
Votre tâche sera réduite dans ce domaine ! A deux mois le chaton est déjà propre et utilise spontanément sa litière. Il conviendra toutefois de mettre son bac dans un endroit discret (le chat est pudique !...) et pas trop proche de sa gamelle. Le chat s'habitue vite à un type de substrat (minéral, végétal). Attention : il faut au moins autant de bacs que vous avez de chats !
Si Minou fait des bêtises, utilisez un vaporisateur d’eau afin qu’il ne fasse pas la relation entre votre présence et la punition qu’il recevra lorsque vous le surprendrez en flagrant délit. En effet, une réprimande « physique » (tape sur la croupe, courir pour attraper le chat, …) risque d’engendrer des réactions d’agressivité à votre égard. A ce titre, éviter lors de sa jeunesse les jeux occasionnant des réactions agressives (griffures).
Préparez lui des champs d’isolement en hauteur (à moins qu’il ne les choisisse lui-même !) : radiateur, armoire, dossier de fauteuil. Ces lieux, que le chat utilisera pour se reposer, lui apporteront en outre une sensation de sécurité nécessaire à son bien-être. Ces refuges sont très importants lorsque plusieurs chats cohabitent. De façon générale espacez au maximum la litière, la gamelle et le lieu de couchage
Notez que l'adoption d'un "chaton de ferme" (non habitué au contact humain) ou d'un jeune chaton abandonné (aucun apprentissage précoce de la mère) sont des situations à risques.

VERMIFUGATION

Le protocole de vermifugation est le suivant : une fois par mois jusqu’à 6 mois, puis tous les 6 mois. Toutefois, si votre chat vit beaucoup dehors, il est préférable de le vermifuger tous les 3 à 4 mois. Attention : les puces sont porteuses d’œufs de ténia !

SEXUALITE

Le mâle et la femelle sont généralement pubères vers 7 à 8 mois. La stérilisation est une sage précaution. Les avantages sont multiples et cela permet une augmentation significative de l’espérance de vie de votre animal :
- Limitation de la population féline «sauvage »
- Diminution des bagarres dues à une compétition sexuelle. Donc moins d’abcès, moins de risque de contamination virale, moins de fugues…
- Absence de marquage urinaire dans la maison, neutralisation des odeurs.
- Pas de portées non désirées, ni de chatons à sacrifier.
La pilule pour la femelle est la solution la moins onéreuse, mais non dénuée de contraintes en raison de la régularité avec laquelle il faut l’administrer à Minette. En outre son efficacité n’est pas totale, et son emploi prolongé favorise la formation de tumeurs mammaires. La stérilisation chirurgicale (ovariectomie) nécessite une anesthésie générale, mais vous libère de toutes ces contingences.
Après une stérilisation, votre vétérinaire vous conseillera afin que votre chat ne devienne pas obèse.

HYGIENE
Le chat est par nature un animal propre. Vous n’avez pas besoin de le laver. Par contre un brossage régulier est nécessaire afin qu’il n’avale pas trop de poils lorsqu’il effectue sa toilette. Un chat âgé peut aussi avoir du tartre : faites régulièrement vérifier ses dents par un vétérinaire. En l’absence d’une pathologie particulière, la présence de déjections hors de la litière est souvent un signe d’anxiété.

Copyright

Fiches d'information

Il y aura dans cette rubrique "INFORMATION", au gré du temps, des fiches que j'ai rédigées à l'attention de mes clients. Elles sont libres de tout droit pour un usage personnel. Toutefois s'en approprier la paternité relèverait d'un manque de savoir-vivre évident.

27/01/2009

Mon chien est-il en bonne santé ?

Il ne s’agit pas de vous proposer le sondage de l’été (coquillage et crustacés), mais de répondre à l’attente des propriétaires qui sont désemparés lorsque leur animal domestique (ici un chien, ou un chat) parait ne pas être « dans son assiette ». Il ne saurait être question de résumer en 500 mots plusieurs années d’études vétérinaires mais de retranscrire les questions que vous ne manquez pas de vous poser en cas de problème de santé.
Attention, prenez d’abord rendez-vous avec votre vétérinaire préféré avant de consulter les quelques lignes qui vont suivre.

Plusieurs précautions « intellectuelles » avant d’entamer cet article.
Un symptôme est une "manifestation spontanée d'une maladie permettant de la déceler, qui est perçue subjectivement par le sujet ou constatée objectivement par un observateur".
Observer un symptôme n’est pas poser un diagnostic. Le diagnostic ne peut être établi que lorsque la cause du symptôme a été clairement identifiée.
Sauf quelques rares cas bien définis, un symptôme n’est pas particulier à une maladie.
Si vous lisez quelque part qu’un chien atteint d’un cancer des os peut boiter, cela ne veut pas dire que si votre chien boite, il est atteint d’un cancer des os. Car il faudra également envisager les possibilités de fracture, d’entorse, d’arthrose, de rupture de ligaments, ou d’anomalie de croissance (liste non limitative).
Je ne me répèterai jamais assez : il est impossible de poser un diagnostic via un forum, ou grâce à des conseils on-line. Car si parfois la solution semble évidente, je peux vous garantir que diagnostiquer une maladie est une grande école d’humilité. La moindre erreur et le traitement mis en place est d’une parfaite inutilité.

Nous abordons cet article avec le préambule suivant : vous avez l’impression que votre animal est malade mais vous ne savez pas trop comment aborder le problème. Il est évident que parfois la constatation d’une anomalie est facile : toux fréquente, convulsions, vomissements (tant aigus que chroniques), apparition de sang, essoufflement anormal, blessure, boiterie, bosse, abcès. Dans ces circonstances, seul un vétérinaire peut remédier au problème si celui-ci interfère sérieusement avec l’état de santé de votre chien ou de votre chat. Il ne serait pas raisonnable de passer son temps sur Internet pour rechercher une cause et une solution.

Plusieurs signes d’appel orientent vers un dysfonctionnement. Ils peuvent intervenir indépendamment ou simultanément et avec des degrés divers. Quelle observation vous fait dire que votre animal est malade ?

Il ne mange pas.


S’il s’agit d’un chien, l’affaire est vite estimée car sa gamelle est souvent rapidement avalée lorsque vous la lui donnez (à moins que vous ne soyez un(e) adepte du libre service… mauvaise habitude). S’il ne vient pas vous chercher pour réclamer ses croquettes quotidiennes ou qu’il les dédaigne, en effet il y a un soucis. Représentez-lui quelques heures plus tard. S’il boude toujours, contactez votre vétérinaire le lendemain matin.
Pour un chat, les habitudes alimentaires diffèrent. Il vous faudra faire le bilan sur la journée car le chat a plus l’habitude de grignoter quelques croquettes que de tout avaler en une seule fois. Si en effet, au bout de 24h, ses 30 à 60 grammes quotidiens n’ont pas été mangés : appelez un vétérinaire. Ah bon, votre chat ne mange pas toute ses croquettes mais vous lui en donnez 100 grammes par jour. Etes-vous certain qu’il n’y a pas un excès quelque part ?

Et s’il n’a pas bu ?

Cela ne signifie pas forcement une pathologie particulière. Il ne faut pas s’inquiéter outre mesure si le bol ou le seau d’eau reste plein. Si la situation persiste, votre animal risque une déshydratation, mais s’il ne boit pas du tout pendant plusieurs jours il est probable que d’autres signes aient attiré votre attention. Par contre toute variation en excès devrait vous faire réagir. Retenez qu’au delà de 100 ml d’eau par kilo et par jour, la consommation d’eau est anormale : pour un chien de 20 kg, cela représente 2 litres d’eau. Quelle que soit la quantité bue, ne privez pas votre animal de son abreuvement car il en a besoin.

Il ne fait pas ses besoins

S’il n’y a pas émission d’urine pendant 6 à 12h, il serait en effet raisonnable de s’inquiéter (beaucoup plus pour un chat que pour un chien, car ce dernier se retient lorsqu’il est dans une maison en attendant d’aller dehors). L’absence d’émission d’urine au-delà de ce délai relève presque d’une urgence.
Sauf constipation opiniâtre, un chien ou chat peut rester 24h sans aller à la selle. Au-delà, il faut vérifier que le caca n’a pas été posé dans un endroit inhabituel (par exemple dans le garage au lieu du jardin pour un chien, ou derrière un canapé au lieu de la litière pour le chat). S’il s’avère que la constipation est réelle après 24 à 48h, la rengaine : contactez votre vétérinaire.

Il est apathique, nonchalant.

Soit vous avez la chance de posséder un labrador réputé pour son flegme, soit en effet votre animal couve quelque chose. Remue-t-il la queue lorsque vous rentrez chez vous (pour un chien) ou vient-il à votre rencontre lorsqu’il s’agit d’un chat ? Reste-t-il plusieurs heures sous le soleil ou dans une zone inconfortable ? Si l’attitude vous semble inhabituelle, vérifier l’appétit (reportez vous au paragraphe ci-dessus concernant l’anorexie)
Il vous reste aussi la possibilité de prendre la température (si, si, avec un thermomètre que vous désinfecterez avec de l’alcool). Celle-ci est normale entre 38.5 et 39.0. En dessous ou au dessus, il faudra interpréter selon d’autres signes. Dans ce cas, contactez votre vétérinaire.

Il perd du poids ou semble maigrir.

Des variations de 1 à 5 % restent acceptables selon l’alimentation ou l’exercice. Au-delà d’un écart de 10% (soit une perte de 2 kg pour un chien de 20 kg) il faut vérifier la qualité de l’alimentation, la qualité des selles et la date de la dernière vermifugation. N’oubliez pas qu’après une bonne mue, un chien avec beaucoup de poils perd du « volume » et donne l’impression d’avoir maigri. Revérifiez son alimentation, la présence ou pas de diarrhées ou de vomissements chroniques. Et de toute façon si une cause simple n’apparaît pas, contactez votre vétérinaire.

Les idées reçues ou les mauvais réflexes.

- Evitez au maximum les anti-inflammatoire destinés aux humain,
- La température ou l’humidité de la truffe est un signe de rien du tout. Ces données ne sont enseignées dans aucune école vétérinaire (enfin tout du moins en France !)
- Une plaie ou une dermite ne cicatrise pas mieux grâce au léchage.
- Un chat ne se soigne pas tout seul ou n’est pas plus résistant qu’un autre mammifère.

J’espère que cet article plus que condensé, vous permettra d’apprécier l’état de santé de votre chien ou de votre chat. Et de toute façon en cas de doute, votre premier réflexe ne doit pas être d’aller chercher une réponse sur Google (encore que si vous êtes en train de lire cet article, il y a de fortes chances que ce soit justement ce que vous avez fait !), mais bien de contacter un vétérinaire, le seul professionnel de la santé animale capable de vous renseigner efficacement. Toute solution d'attente met en jeu le capital vital de votre animal de compagnie. Et lorsqu'il est enfin dans un cabinet ou une clinique vétérinaire, il est trop tard.
Si vous avez un doute, un véto vous conseillera sur la meilleure conduite à tenir, que ce soit l’expectative, ou de venir lui rendre visite en urgence s’il estime que la vie de votre animal est en danger.


(modifié le 27/01/2009)

Problême d'aiguillage ?

Alors que de nombreuses recherches aboutissent sur ce blog avec des mots dont le lien semble être une recherche d'informations sur la santé animale ("tumeur chien", "véto en ligne", ...), il est curieux de constater que la page "Mon chien est-il en bonne santé" ne recueille que très peu de visites.

Peut-être un soucis de référencement, ou de tag... va savoir.

26/01/2009

Les tumeurs mammaires

Ces tumeurs sont très fréquentes (au moins 1 cas sur 2 de tumeur en consultation est une tumeur mammaire). Il est reconnu que la stérilisation précoce, avant les premières chaleurs, diminue de façon très significative le risque d'apparition. Elles sont parfois bénignes. Mais chez la chatte elles sont souvent cancéreuses. Je trouve qu'il est parfois mal aisé de faire comprendre au propriétaire de l'animal atteint qu'une tumeur mammaire est une pathologie embêtante car la seule solution précoce, dès la détection de la petite masse à peine plus grosse qu'un lentille au sein des tissus, est une intervention chirurgicale. Si une histologie est réalisée, le pronostic peut alors être précisé. Et dans certains cas, chimio et/ou radiothérapies sont envisageables.

Certes le coût d'une chirurgie consistant en l'ablation des mamelles est relativement élevé même si la technicité est peu importante : longueur de l'intervention, pansements, soins divers sur des animaux parfois âgés, cout de l'analyse, etc. De façon empirique, on peut admettre chez la chienne que le pronostic est bon si la tumeur opérée mesure moins de 5 cm de diamètre, et plus que réservé si le diamètre est supérieur à 10 cm
Mais on ne répétera jamais assez qu'il faut opérer dès la détection de la moindre masse anormale. Il suffit d'emmener son animal pour l'examen de santé annuel pour réaliser cet examen de base.

Aussi, cela m'énerve royalement lorsqu'on dit que le traitement chirurgical ne sert à rien car la chienne (du voisin, du cousin, des parents...) a été opérée et qu'il a fallu l'euthanasier 6 mois plus tard. Oui, bien sûr, si la tumeur était grosse comme une pastèque au point de trainer par terre...

J'en ai assez d'attirer l'attention lors d'une visite de vaccination (par exemple) et que le client dise : "Bah, on verra bien comment cela va évoluer. Et puis cela va la faire souffrir ? Et puis elle est vieille". Alors on n'opère pas. On laisse. Et on revoit la chienne 1 ans plus tard avec un truc nécrosé qui pue, avec les mouches dessus (quand c'est en été). Et fatalement devant la lourdeur de la chirurgie pour retirer la chose, devant les précautions pré-opératoires (prise de sang, radio), devant le pronostic maintenant plus que réservé sur l'espérance de vie, le propriétaire dit : "De toute façon, on peut plus rien faire, hein ? Faudrait la piquer, hein ?" alors, oui, on pique. Car finalement on n'a pas le choix.

Alors, non, l'intervention chirurgicale n'est pas inutile, mais à condition d'être réalisée le plus tôt possible.

22/01/2009

La morphine rend-elle fou ?

La morphine entre progressivement dans l'arsenal thérapeutique vétérinaire. Son faible coût, sa relative inocuité, ses effets plus que bénéfiques en font l'antalgique majeur. On lira avec intérêt cet article concernant la "Place des morphiniques dans la période péri-opératoire", de J.Y Deschamps (chef de service des Urgences de l'Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes).

Les difficultés pour s'en procurer (légalement !) sont minimes et permettent d'apporter un peu de confort dans un monde de brutes.

De nombreuses publications expliquent son maniement et les diverses possibilités d'associations avec des anesthésiques.

Un frein à l'emploi de cette molécule chez le chat fut la description en des temps reculés (le siècle dernier !) d'une folie morphinique. Pour résumer : on avait injecté 200 fois la dose thérapeutique usuelle à des chats qui ne souffraient en rien du tout. Cette folie morphinique a été battue en brêche depuis longtemps et il est possible de l'employer dans des interventions chirurgicales.

D'autres molécules dites morphiniques existent et peuvent se substituer à la morphine.

Il est dommage que pour vanter l'une d'elles (la buprénorphine), un laboratoire remette au gout du jour cette vieille croyance concernant les effets secondaires de la morphine sur les chats.
Il est également dommage qu'une revue professionnelle, traitant de "l'actualité vétérinaire autrement" s'en fasse l'écho dans son numéro 122.

chat_grenouille.jpg

14/01/2009

Elle est belle, la France !

J'utilise depuis 2004, un logiciel "client" d'une société bien connue située dans le sud de la France. Une sorte de Rolls-Royce du logiciel client. Bonnes facilités de paiement lors de l'achat, mais comme chaque année la maintenance coute dans les 500€, ils peuvent se permettre ces largesses. Afin d'utiliser ce logiciel, et de garder une certaine confidentialité aux données, il était nécessaire de placer une prise spéciale (logger ?) sur une prise imprimante (port parallèle je crois pour les puristes). Sans cette prise, il est impossible de lancer le programme. Un truc à peine plus gros qu'une boite d'allumettes et que si je le perdais, il me fallait payer le prix du logiciel pour en avoir une autre. Oui, oui, ma bonne dame. Soit dans les 1500 à 2000 euros la chose. Et dire que parfois j'hésite à me faire plaisir en achetant un FarCry ou un Sim à 40-50 € !!!

Bref, le système est ainsi fait, et comme j'ai signé, j'assume.

Il y a 1 mois mon pauvre Toshiba Satellite 1800 me lâche et j'investis dans un nouveau portable sur lequel j'installe mon logiciel client. Naturellement, l'ancien logger ne peut pas se brancher et il faut le changer contre un truc plus petit, avec une belle diode rouge, qui se connecte sur une prise USB.
Coût de l'opération avec le prix de cette clé de sécurité et l'envoi en express : 126€ TTC.

Je sais que les vétos ont les moyens, mais quand même.

Cette même société commercialise un module de comptabilité. Il est possible de faire un essai à distance, piloté par une personne qui bosse chez... oups, j'ai failli le dire... enfin là bas, dans les Pyrénées. Cette année, pour raison d'économie, on m'a décidé à me passer de mon comptable et de le remplacer par une solution informatique. J'appelle la plate forme technique hier matin et on m'informe que le commercial me recontactera rapidement pour savoir quand on fera cet essai. Rapidement, chez moi, c'est dans la journée. N"ayant pas eu de nouvelle ce matin, je contacte à nouveau le fournisseur du logiciel. On s'étonne, on ne comprend pas, et on renvoie un mail à qui de droit. Un mail... et le portable ? non ? y'a pas ?!
Là, je commence un peu à m'échauffer. Visiblement la récession ne touche pas tout le monde et on ne semble pas très pressé de vendre chez [xxx].
Vous ne serez pas étonnés si je vous dis que le fameux commercial me recontacte au bout d'un quart d'heure !

A votre avis, que m'a-t-il répondu ?

a) je suis débordé. Vendredi soir à 22h00, ça vous va ?
b) je viens de me faire virer, je transmets votre dossier à mon successeur
c) je suis en voiture et je n'ai pas d'agenda
d) Je suis en vacances et je ne reviens que lundi.


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