20/06/2009
Température corporelle
C'est toujours bon de le savoir.
La température rectale corporelle d'un chien est comprise entre 38,3° et 39,5°.
Et celle d'un chat entre 38,0° et 39,2°.
Ne pas s'affoler tout de même si le thermomètre indique 39,7 sur un chien ou 37.8 sur un chat. Il faut intégrer ce résultat à l'état général et au contexte.
Si vous prenez la température par curiosité et que le résultat dépasse de quelques dixièmes de degré, il suffira de vérifier quelques heures plus tard avec une nouvelle mesure et de s'assurer que votre animal mange et est tonique. Tout est normal (recommencer le lendemain par acquis de conscience, le matin de préférence).
Si votre animal présente déjà des troubles (apathie, anorexie, toux, ...), pas d'hésitation : direction le véto.
Et à la question traditionelle "comment prend-on la température à un chien ", et bien on répond : "Avec le thermomètre dans les fesses". Mettez un peu de corps gras pour faciliter l'entrée dans l'anus, attendre que le bip-bip retentisse pour les appareils "électroniques" et attendre une bonne minute pour les thermomètres à mercure. Il est certain qu'avec un chat ce nest pas toujours facile.
L'interprétation est simple : au dessus de la moyenne, il s'agit d'une infection en général, et en dessous, cela signifie que votre anmal n'est pas en forme.
N'attendez pas avant de consulter, même le dimanche. Certaines pathologies infectieuses (chez le chien notamment) peuvent évoluer dramatiquement en 24h si un traitement n'est pas mis en place
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18/06/2009
Les rétroviroses félines
Nous désignons par rétrovirose deux maladies virales distinctes, spécifiques du chat: l'infection par le virus leucémogène félin (FeLV identifié depuis 1964) et le syndrome de l'immunodéficience du chat (FIV, découvert en 1986 et autrefois confondu avec le FeLV en raison de leur symptomatologie similaire). Ces rétroviroses sont à l'origine d'une des premières causes de mortalité dans la population féline.
INFECTION PAR LE VIRUS LEUCEMOGENE FELIN
Il s'agit d'une maladie infectieuse contagieuse d'origine virale non pathogène pour l'homme. La contamination s'effectue lors de bagarres (virus dans la salive) ou par voie transplacentaire. Une trop forte promiscuité favoriserait la contamination par les urines, les larmes, et les selles. 10 à 15% de la population féline est atteinte. Le profil moyen d’un animal contaminé sera un jeune chat (quelques années) mâle ou femelle vivant en extérieur. L'espérance de vie d'un jeune chat contaminé est beaucoup plus courte que celle d'un vieux chat plus résistant à l'infection.
Les symptômes sont variables :
- tumeurs : on retrouve essentiellement des lymphosarcomes, des tumeurs diffuses organiques ou des leucémies leucocytaires. 30% des chats contaminés présentent l'une ou l'autres (ou plusieurs) de ces tumeurs.
- affections non tumorales : anémie, avortement, dépression immunitaire, néphrites.
Après le passage du virus dans l'organisme, 40% des chats éliminent spontanément le virus sans qu'aucune sérologie ne puisse révéler cette infection. 30 % présentent une virémie transitoire de quelques mois aboutissant généralement à une élimination du virus. Les 30% restant sont porteurs avec la possibilité d'exprimer la maladie ultérieurement. L'espérance de vie de ces derniers est de quelques années après la contamination. Attention : ces chats peuvent en contaminer d'autres.
Il n'existe pas de traitement simple de cette maladie mortelle. Certaines formes tumorales chez les jeunes chats peuvent justifier une chimiothérapie. Les corticoïdes apportent des améliorations passagères. Des traitements anti-viraux existent pour cette maladie, retardant l'échéance fatale de 6 mois à 1 an. La prévention réside dans un dépistage systématique de tout chat d'origine inconnue et dans la vaccination de tout chat amené à vivre en liberté et en contact avec d'autres congénères. Le dépistage est rapide et s'effectue chez un vétérinaire.
SYNDROME D'IMMUNODEFICIENCE ACQUISE DU CHAT
Il s'agit d'une maladie infectieuse contagieuse d'origine virale non pathogène pour l'homme. La contamination se fait par morsure. 11% de la population féline est atteinte. Le profil moyen d'un chat exprimant la maladie sera un chat mâle vivant en extérieur et âgé de 5 à 12 ans. Les symptômes sont lents à apparaître. Une simple séropositivité est observée pendant 5 à 10 ans. Puis l'évolution est assez rapidement fatale dès l'apparition des premiers troubles (quelques mois).
Les symptômes observés sont très variables et souvent peu spécifiques : symptômes généraux (fièvre, pas d'appétit, anémie), infections à répétition (gingivite, conjonctivite, abcès), diarrhée, tumeurs, troubles nerveux. Contrairement au FeLV, tous les chats contaminés par le FIV développent la maladie sans possibilité d'une élimination naturelle du virus. Les principes thérapeutiques sont identiques à ceux du FeLV, et l'issue est hélas fatale. Il n'existe aucune prévention autre que le dépistage
Mon chat de 8 ans, en bonne santé n'a jamais été vacciné. Que risque-t-il et que faut-il faire ?
Le premier réflexe est de pratiquer un dépistage FeLV-FIV. Selon le résultat une vaccination contre le FeLV peut être pratiquée car le risque d'une contamination, quoique faible, est toujours présente. Statistiquement il reste un sujet à risque pour le FIV.
J'ai eu un chat de 16 ans qui vivait en liberté et qui est mort de vieillesse dans son sommeil. Est-il utile de vacciner le jeune chat que je viens d'acquérir ?
Votre vieux chat est peut être passé au travers de l'infection. Toutefois les chats du voisinage ne sont sans doute plus les mêmes qu'il y a 10-15 ans, et le risque d'une contamination est toujours présente. La vaccination vise à protéger votre chat contre une maladie incurable et mortelle.
Si on peut estimer que le risque de contamination est égal à un chat sur dix et si un chat vit en moyenne 10 ans, il y a peu de risque que j'ai un jour un chat qui développe une de ces maladies ?
En effet, approximativement 1 chat sur 10 est contaminé sur toute la population féline, mais ce chiffre est supérieur sur une population de chats vivants à l'extérieur et le risque que votre chat sain soit contaminé par un chat malade est nettement supérieur à une chance sur 10.
Comment faire avec tous ces chats errants, potentiellement porteurs de ces virus ?
Sur ces chats il n'y a aucune action possible d'un point de vue médical. Seule une protection vaccinale de votre animal, associée à une stérilisation limitant les bagarres, réduira les risques.
Un de mes deux chats est positif au FIV. Comment éviter la contamination ?
Une seule solution : ne pas les faire cohabiter.
Notre bébé risque-t-il d'attraper ce SIDA du chat ?
Aucune relation n'a été mise en évidence entre le SIDA humain et le SIDA du chat. Les virus sont différents et les modes de contamination aussi. Par principe de précaution, les Américains préconisent de ne pas mettre les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéficientes en contact avec des chats contaminés.
Existe-t-il des perspectives thérapeutiques et vaccinales ?
Pour des raisons immunitaires, il ne semble pas possible pour le moment de mettre au point un vaccin contre le FIV. La science est en outre à ses débuts quant aux traitements antiviraux adaptés aux carnivores domestiques. L'interféron est une piste actuellement explorée.
La lutte contre ces maladies repose actuellement sur la stérilisation, le dépistage et la vaccination contre le FeLV, le tout pouvant être réalisé au cours d'un même acte.
16:40 Publié dans Informations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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15/06/2009
Urgence dépassée
Je sais que la conjoncture n'est pas facile pour tout le monde (saut peut-être pour des footballeurs qui gagneraient 24 000 euros par jour...). Mais par pitié, arrêtez de nous apporter des animaux sub claquant en nous disant que cela est arrivé la veille et que "docteur, on a préféré que ce soit vous qui le soigniez plutôt que vos confrères de garde."
Avant d'en arriver à un certain état de maigreur, voire de déshydratation, ou de "jaunisse", nous savons qu'il s'écoule souvent plusieurs jours et tout ne survient pas en à peine vingt-quatre heures avec comme seul symptôme des vomissements épisodiques le dimanche et que le samedi "ben non, on n'a rien remarqué."
Au total, des soins plus lourds (donc plus chers) car la pathologie s'est aggravée et un pronostic que je ne souhaiterais pas à mon pire voisin. Alors que soigné a temps, l'animal a une chance de survie non négligeable. Soins d'autant plus chers qu'au bout de la route, il y a une euthanasie accompagnée d'une éventuelle incinération. Pour le même prix, votre animal soigné à temps passe aux travers de la maladie ou de l'intoxication.
Enfin, dernier coup de gueule de la journée, mais après tout c'est lié. Si vous avez un chat, faites-le castrer !!!
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